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Space Hérésie

Contes et Récits Farfelus des Argonautes de l'Espace

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Ce blog présente les élucubrations de deux amis d'enfance. Contes et légendes farfelus, écris à deux mains, de l'espace ou d'ailleurs.

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Pitaine et Koujak: 2ème partie | 22 janvier 2007

 


Les choses s'amélioraient pour Pitaine. Bien que toujours agitée la mer commençait à se calmer et le gros du grain était passé. Et surtout il avait réduit la distance qui le séparerait du rafiot d'or ; en coupant la route vers cette petite île il avait, semble-t-il, fait le bon choix et lu dans les intentions de koujak. Il faut dire que depuis quelque temps il avait du mal à suivre le plan de Koujak. Le rafiot d'or semblait tout bonnement balloté par les éléments comme si plus personne ne tenait la barre. « Peut-être qu'ils ont des problèmes à bord ? » songea le capitaine, « si c'est le cas il faut que ce soit quelque chose de sérieux... Koujak n'est pas du genre a se laisser dépasser par une situation quelle qu'elle soit ! ». L'ambiance était tendue à bord du galion, comme si les hommes avaient conscience de l'importance de la tache dont ils avaient été investis, tout en étant très impressionnés et même intimidé par le personnage de légende qu'ils traquaient. Sur le pont Pudington, pour détendre l'atmosphère, montrait à quelques mousses sceptiques comment faire tenir un œuf en équilibre. Il en était à la sixième tentative et était passé à l'œuf au plat. Henry Cookie lui continuait à organiser l'équipage en vue d'une confrontation imminente tout en prodiguant des conseils amicaux et en essayant de dédramatiser la situation ;
- « alors Bipsy ? Hâte que tout ça soit fini pour rentrer aux pays et retrouver votre douce et vos marmots, pas vrai? »
- « c'est-à-dire que... Monsieur... ils ont tous étaient emportés par la tuberculose l'hiver dernier. »
- « ah oui merde c'est vrai... mais enfin vous n'allez pas me dire qu'il n'y a pas une petite femme qui attend impatiemment votre retour dans un port d'Angleterre ? hein coquin ? »
- « oh ! monsieur je ne peux pas vous cacher... »
- « aaaaaaah ? »
La curiosité des matelots autour était piquée et dans l'espoir de se divertir un peu ils commençaient à tendre l'oreille pour écouter la conversation tout en feignant de vaquer à leur occupation.
- «... que quand j'ai rencontré Emma je n'avais pas 16 ans et elle a été la première femme que j'ai connu. Elle était femme de ménage dans une auberge de Liverpool et nous nous sommes de suite installés ensemble. Et c'est vrai que le temps passant...
- « ouiiii ? »
- « eh bien j'ai réalisé que je ne m'étais pas trompé et que le seigneur avait mis sur ma route la femme de ma vie. J'ai vu autour de moi tant d'homme seul qui cherchait un peu de réconfort dans les bras de femme d'une nuit ou d'un mois, dans la boisson ou la débauche, que je n'arrivais pas à comprendre pourquoi moi on m'avait tant donné. Qu'avais-je fais pour mériter tout cet amour et ce bonheur ? Ma douce Emma n'était que bonté, gentillesse, patience et amour des autres. Et puis elle m'a donné Julius et Rémy, les deux plus adorables choses que mes yeux n'aient jamais vu. Enfin vous savez ce que c'est les mômes Monsieur ?»
- « oui... en fait non... je n'ai jamais eu... » Henry ne parvint pas à terminer sa phrase et déglutit difficilement tant sa gorge était serrée.
- « oui enfin voilà. Le seigneur a décidé de les rappeler à lui l'hiver passé et depuis je suis seul Monsieur. Ma petite Emma ne m'attend plus à la maison... mes amours de garçons ne me tireront plus la barbe avec leur petites mains... depuis il ne passe pas un jour sans que je les pleure mais je sais aussi que le seigneur m'a donné plus d'amour et de joie en quelques années qu'a bien des hommes en une vie. Alors non Monsieur, pour répondre à votre question, aucune femme ne m'attend dans aucun port du monde. Je ne salirais pas la mémoire d'Emma, je lui resterai fidèle jusqu'à la fin de mes jours. Pour moi c'est terminé. Vous trouvez peut-être ça bête Monsieur, Oh je sais, les gens se moquent de moi mais j'y peux rien, c'est comme ça. »
- « non, non... je comprends... je savais pas.... Je sais pas quoi dire... », articula péniblement Henry Cookie. Il était très pâle et ses lèvres étaient très serrées.
Autours d'eux les matelots reniflaient bruyamment en regardant vers l'horizon et semblait très occupés par leur tâche respective. Le mousse Coffyshop, obligé de transmettre un message, s'approcha d'Henry pour lui dire que les canons étaient armés. Ses yeux étaient très rougis par l'air marin et son nez coulait. Cookie en profita pour prétexter une inspection des munitions et se retira, mort de honte, sous l'œil morne et apathique des matelots.
Dans le bureau de Pitaine :


Pitaine était en maillot de corps et chaussettes et s'apprétait à finir sa 284 ème pompe sur la main gauche quand on entra à la volée dans le bureau. C'était le lieutenant marinier Mousse Ozépinhar.
- CAPITAINE PITAINE !
- OUI OZEPINHAR ! VOYEZ PAS QUE JE POMPE - 285 - SUR UNE MAIN ?
- OH SI CAPITAINE PITAINE ! MAIS UNE URGENCE M'ENVOIS.
- DITES TOUJOURS - 286 -.
- NOUS NOUS APPRETONS A DEPASSER A BABORD LE RAPHIO D'OR DE KOUJAK CAPITAINE !
- BIEN - 287 - MAIS VOUS POURRIEZ PAS UN PEU ARRÊTER DE GUEULER MORT BLEUE -
288 !
- Hm... Pardon capitaine... Mais l'abordage est pour bientôt et les mousses vousattendent pour vos directives et conseils habituels...
- Exact - 200... 200... 280.... 280... Merde 280 Quoi ?
- 280 pompes capitaines, mais sauf votre respect, je crois que vous pourriez remettre vos exercices à plus tard Capitaine Pitaine, les matelots vous attendent, et Pudington s'est déjà proposé pour diriger l'abordage à votre place...
- Mort bleu !
Et pitaine sauta sur ses pieds, lança un bras vers le pantalon qu'il envoya valser par-dessus lui, fit un salto arrière et retomba dans son pantalon tandis qu'il resserait déjà la ceinture bien au-dessus de sa taille.
- Chemise Ozépinar !
et le mousse ozépinar lui lança la chemise pendant que Pitaine esquissait une espèce de coup de pied retourné capoéra en enfilant sa chemise sans même la toucher, il tourna trois fois sur lui-même, et la chemise fut boutonnée.
- Impressionnant capitaine...
- Mousse couzue mouche Ozépinar, point de compliment !
...



Dehors Pudington se tenait sur le pont supérieur, hurlant à la foule amassée en bas ses recommandations :
- Pour dézinguer un type comme Koujak ou Razine, pas de quartier, concentrez toute votre puissance de feu sur eux, pendant ce temps, il en faut deux ou trois qui lancent les harpons à corde et attrapent Hector par le col-back et le jète à la mer vite fait bien fait. Faut aussi se méfier du Mousse Taikendo et du mousse amoussamoussa moins pacifique qu'il n'en a l'air, alors quand il arrive, vous le chopez par les rostignoles comme ça (il fait un geste évocateur) et vous les lui
tranchez aussitôt avant de les jeter à la mer ou de les croquer, ce qui donnerait un sacré coup au moral des troupes.


- Heu... Remarqua Mousse Décanar... C'est pas très en conformité avec le code éthique de la marine britanique ça...
- Vous voulez dire déontologie Décanar ?
- Oui Pudington...
- Mais bordel on est pas dans un chalutier ici ! C'est pas la fête de la pêche aux huitres ni la calmar partie de Briston ! Ni la...
Et Pitaine lui attrapa une oreille qu'il froissa énergiquement entre ses deux mains, avant de l'attraper par le col et de l'envoyer valser derrière...


« Merci pour votre participation Pudigton... bien, reprenons plus sérieusement. Vous savez tous ici que ceux d'en face ne sont pas des rigolos ! Peut-être même que certains d'entre vous ressentent de la peur. Qui parmi vous a peur ? »
Personne ne broncha.
« D'accord, je vois... laissez-moi reformuler ma question ; qui parmi vous n'a pas peur ? »
Personne ne broncha.
« Voila, c'est ce que je disais. Et bien mes fiers soldats de la couronne il n'y a pas de honte a avoir peur; étant donné la réputation qu'a acquis Koujak au fil des années n'importe qui d'un peu censé serait terrorisé par la perspective de cet abordage ». Tout le monde se tourna vers Pudington qui un peu à l'écart répétait des Katas en poussant des petits cris aigus. « Pourtant mes amis, en vérité je vous le dit Koujak n'est qu'un homme. Un homme que j'ai connu personnellement à la Royal Navy, un homme que je respectais, un ami... ». Le regard de Pitaine se fit lointain et nostalgique. La petite foule de marin le regardait intrigué et attendait la suite.
« Koujak est un personnage exceptionnellement audacieux et téméraire. La hardiesse au combat de ce fin stratège n'est plus à prouver. Mais c'est son inventivité dans les situations les plus extrêmes, sa fougue dans les combats et son absence totale de pitié qui font de lui un pirate comme il n'y en a qu'un par génération, tout à fait hors-norme, insaisissable, qui est toujours parvenu à se débarrasser, sans même donner l'impression de se fatiguer, d'équipages bien plus coriace que vous et de soldats bien plus entrainé que vous ne l'êtes. » Sur le pont certains marins montraient des signes de nervosités, d'autres semblaient très abattus. Dans son coin Pudigton donnait des grands coups de tibia dans le mat pour « tuer les nerfs » comme il disait. Pitaine continua ;
« MAIS ! Mais Koujak a également des faiblesses, des failles, que nous pourront peut-être exploiter ! » Une lueur d'espoir apparut dans les yeux des marins. « Par exemple Koujak est assez prétentieux. Je me suis toujours dit que son ego le perdrait un de ces jours. Mais ce n'est pas tout !je le soupçonne de ne pas être un bon chrétien et je pense que, pour couronner le tout, son hygiène corporelle est loin d'être irréprochable. Voilà, essayer d'exploiter ces précieuses informations, des hommes ont donnés leurs vies pour les ramener. Nous allons procéder à l'attaque, bonne chance à vous ».
Il tourna les talons pour aller coordonner les tirs de canons laissant derrière lui un équipage hébété. Certains tombèrent à genoux et se mirent à prier avec ferveur pendant que sur l'autre bord Pudigton, qui avait réussi à se trainer jusqu'au bastringue et à s'y accrocher, ses jambes ayant triplé de volumes ne le supportant plus, traitait ceux d'en face de « Zob d'eau douce ».


Pitaine envoya Cook à l'avant du Gallion pour agiter un large drapeau blanc. Au sommet du mat principal, un mousse agitait énergiquement un autre drapeau blanc, et l'on mis le drapeau anglais en berne.
Pitaine fit poser une longue planche par-dessus les eaux à babord, il se tenait près de la planche, un porte voix en main.
Le Raphio d'or leva les voiles et lentement, tout en se rapprochant l'un de l'autre, le gallion du capitaine le rattrapa et avança sur le flanc du Raphio de Koujak.


Les deux bateaux se trouvèrent l'un contre l'autre, à quelques dizaines de mètres l'un de l'autre, chaque équipage se faisant . Le vent s'était calmé, la mer était plate et un silence de plomb pesait sur les deux navires, à peine dérangé par quelques clapotis et de légers froissements de voile et grincements de cordes.
Tous étaients armés. Sur le bateau de Koujak, l'immense Hector était laché et scrutait d'un oeil vide les matelots de Pitaine en trainant son boulet déformé ; à ses côtés, Rézou pliait et tendait un bambou en narguant les hommes de l'équipage du Gallion. Razdine se tenait fier sur le pont supérieur, et devant, lui les hommes, sur le pont supérieur, et le pont inférieur, se tenaient près des canons ou la main à leurs armes.
Pitaine s'avança sur la planche de quelques pas et porta le porte-voix à sa bouche.


A ce moment là, sur le pont du Raphio d'Or une porte s'ouvrit à la volée, et Koujak se précipita sur le pont la main au fleuret, esquissant de temps à autre de petits coups de têtes pour dégager de son visage la mèche qui cachait son oeil de verre et sa grande cicatrice. Il portait plusieurs ceintures supplémentaires qui lui barraient le torses ou descendaient à mi-cuisses, portant plusieurs tromblons et une douzaine de lames courtes, fines ou courbes en plus de son sabre.
(Razdine, dans son costume de soie ne portait que son fleuret, son tromblon et une lame fine entre les dents.)


De l'autre côté, Cook et de nombreux hommes d'équipages agitaient les drapeaux blancs d'une main, et se tenaient prêts à dégainer leurs armes. Pudington dans son brancard fit quelques gestes obsènes par dessus le parapet et hurla quelques "Pirates d'eau douce !" et autre "Bande de Reinettes" qui vinrent percer le silence avant de recevoir quelques violents coups de drapeaux par quelques-uns de ces voisins et une douzaine de pèche et coups de bottes en pleine poire.
Quand les drapeaux de l'extrémité ouest du gallion eurent finit leur étrange danse, Pitaine entonna ceci dans son porte voix :


"


Publié par argonautes à 12:31:28 dans Pitaine et Koujak | Commentaires (2) |

25-01-2007  10:12  25-01-2007 10:12
Evan Sanofi à Mister Sam Auriège  De  Evan  Sujet:  Evan Sanofi à Mister Sam Auriège
Ici Sanofi, zone de sécurité niveau 2 - risques bactériologiques moyen à Auriège, zone d'inactivité de niveau 5 - haut risque d'ennui profond ou endormissement. Nous attendons de votre part la suite de l'histoire. Veillez finir
23-01-2007  11:47  23-01-2007 11:47
non mais oh!!!  De  Cécile  Sujet:  non mais oh!!!
c'est quoi cette coupure à la con !?! Il entonne quoi d'abord Pitaine, hein? hein?

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