Ce blog présente les élucubrations de deux amis d'enfance. Contes et légendes farfelus, écris à deux mains, de l'espace ou d'ailleurs.
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Amassé au pied du château fort, une armée de 10 000 hommes attendait de donner l'assaut. Dans sa tente le Général Malamut était censé fignoler la tactique de bataille. L'attente se faisant fort longue le capitaine Bérénin fini par entrer dans la tente. Le général, tête appuyé sur le plan du château, ronflait bruyamment. Bérénin un peu surpris murmura :
« Général ? Hum, hum... général ?... GENERAL ! »
« Hein ! Quoi ? Qu'essiss passe ? On a gagné ? »
« Général ! Vous... dormiez ? »
« Hein quoi ? Ah non... pas du tout ! J'étais en train de... euh... de... de faire une expérience d'hypnose sur moi-même en vue d'endormir l'ennemi. Voilà, c'est ça ! »
« Et ça marche ? »
« Oui j'ai bien récupéré... euh non ! Je veux dire... c'est trop dangereux, l'hypnose peut se retourner contre nous !
« Je vois, je vois... mon général je venais vous dire que nous attendons votre signal, nous sommes prêts ».
Malamut passa ses troupes en revue et entama son discours devenu désormais un classique :
« Mes amis, nous allons enfin détruire nos ennemis jurés. Je viens de finir d'élaborer la tactique de bataille (il évita le regard de Bérénin). Et ce plan est infaillible ! »
« Quel est-il ? », cria un soldat curieux.
Le général, soudain mal à l'aise, bégaya « il s'agit de...que...la guerre...... armes.... », Puis soudain hors de lui « qu'on m'enferme cet insolent, on le pendra dès l'aube ! Je suis le général et je tiens à faire régner le respect ! Car sans respect l'art militaire se résume à la... le... au... ENFERMEZ-LE ! VITE ! ». Et l'armée se mit en marche.
Une fois aux portes du château le General reprit la parole :
« Soldat ! Nous allons gagner cette guerre et pour cela nous allons nous battre !
Si c'est nous qui sommes tué... on aura perdu !
Si c'est nous qui tuons les autres... on aura gagné !
Si nous rentrons chez nous il n'y aura pas de guerre !
Si nous nous rendons... la guerre sera finie sans qu'il y ai de mort ! C'est ça que vous voulez !
Si nous faisons match nul nous recommencerons !
Si vous me demandez mon plan vous êtes mort !
Si vous dégainez votre épée... elle sera plus coupante que si vous la laissait dans le fourreau !
Et enfin, si vous ne comprenez pas ou je veux en venir demandez à votre voisin ! »
Tous les soldats se concertèrent.
Un soldat demanda au général : « mon général, et si on rentrait chez nous, comme ça pas de morts et on recommencera une autre fois ? »
Le Général le regarda attentivement, eu l'air absent puis tendit au soldat une missive en lui disant ; « Tu me donnes des conseils ? Alors c'est toi qui ira leur lire la déclaration de guerre ».Le soldat, penaud, parti au château.
Là-bas on l'accueilli chaleureusement et il fut même reçu par le roi en personne. Le roi lui demanda de quoi il s'agissait et il affirma qu'il apporterait son soutien au général si celui-ci le souhaitait. Le soldat lu ; « Cher Francis, je me permets de te demander si moi et mon armée pouvons passer la nuit chez toi dans la forteresse avant de reprendre la route demain matin. Malamut ». Le roi donna son accord et les soldats purent dormir au chaud. Le lendemain ils partirent comme convenu et attaquèrent par surprise vers 16h.
Le roi surpris organisa la défense en urgence. Sur les remparts les soldats discutaient ;
« Ça baigne ? »
« ouaip, ça baigne dans l'huile », dit le soldat occupé à l'huile.
« Une marmite pour le créneau treize ».
Un soldat équipé d'une lance à eau était occupé à éteindre les flèches enflammées avant quelles ne touchent la réserve de poudre. On l'entendit dire « Zut alors ! » et une vingtaine d'homme sautèrent dans les cieux tandis que le rempart ouest s'écroula sur l'armée du général.
3000 hommes périrent dans l'accident et le rempart ouest n'existait plus. Le général hurla à ses hommes : « repliez-vous !!! Le rempart était piégé ! On va attaquer par le sud !!! ». Un soldat avança timidement : « Mais général... si on profitait de cette énorme brèche pour entrer dans le château ? ». Le soldat fut condamné pour son insolence à réparer la brèche. Toute l'armée se déporta sur le rempart sud.
Dans son château le roi Francis avait du mal à suivre la tactique de Malamut. Il comprit encore moins lorsqu'il vit arriver un soldat ennemi qui demanda la permission de prendre des blocs de pierres et du ciment pour réparer le rempart.
Pendant se temps Malamut ordonnait le déploiement des catapultes pour bombarder de rochers la citée ennemis. Le premier rocher parti trop loin et ne fit qu'un mort ; un ouvrier qui travaillait sur le rempart Ouest. Le General fou furieux régla lui-même une double catapulte mais il du trop réduire la portée de tir car les deux rochers partirent à la verticale, l'un détruisant la catapulte, l'autre faisant trois morts. Les moral de troupes commençait à baisser et le général les remotiva : « Allez un peu de nerf ! Si vous continuez comme ça on est tous mort.... Blablabla...le plus dur reste à faire...m'étonnerais qu'on y arrive avec des bras-cassés comme vous...blabla... CHARGES !!! »
Les soldats, très dévoués, chargèrent contre le mur pour lui faire plaisir mais une fois au pied du rempart ils durent se tourner vers lui pour lui demander ce qu'il fallait faire maintenant, oubliant qu'il est déconseillé de rester au pied d'un rempart en pleine bataille dans un pays ou l'on a découvert l'huile depuis des siècles et le feu encore plus. C'est acte de bonne volonté se solda par 15 morts. Le général resta calme : « ESPECE D'ABRUTIS !!! Qu'est-ce qu'on fait quand y a un mur qui gène ? On le grimpe ou on le casse !!! Et après qu'est-ce qu'on fait ? »
Un petit malin répondit : « on le reconstruit ? ». Il fut attaché sur une catapulte, pour une fois bien réglée, et s'écrasa sur les remparts.
On tira de nouveau des flèches enflammées et des feux partirent dans l'enceinte du château. On pouvait entendre les soldats sur les remparts ;
« Oh ! Dites donc, ça chauffe en bas ! »
« C'est bon pour l'huile ».
Les soldats du roi eurent l'idée de jeter des tonneaux d'alcool sur les archers lanceur de flammes et des étoiles filantes vivantes se dispersèrent dans la plaine en zigzag. Bérénin qui regardait la bataille sur son transat commençait à ne trouvait ça plus drôle du tout. Il quitta son transat (qui l'instant d'après fut détruit par un rocher catapulté par son camps) et alla trouver le général. Celui-ci persistait à vouloir régler lui-même les catapultes, au grand soulagement des ennemis.
« Général ! »
« Quoi je gère mal !! Qui a dit ça ? »
« Un ennemi là-bas...je viens vous trouver pour vous suggérer d'attaquer par la brèche du mur Ouest. Comme ça plus d'huile, plus de mur, et surtout plus de catapulte... »
« Vous déraillez Bérénin ? Ils ne nous ont même pas encore catapultés. »
« ...je supposais simplement...un avenir proche... »
« Ah ! J'aime mieux ça. Pour en revenir à votre idée, elle est ridicule. Comme je l'ai déjà dit l'endroit est piégé. C'est truffé d'explosif ! »
« Je songeais plutôt à une réserve de poudre qui aurait sauté ».
« Ttt !ttt !ttt ! Bérénin, attention à la catapulte... »
« Bon, je retourne sur mon transat... »
« C'est ça, c'est ça... mais ? (voyant le transat) ça vous prend souvent d'installer votre transat sous un rocher ?? »
Peu de temps après le Général réuni ses troupes. « J'ai eu une idée géniale !». Le soldat qui murmura « c'est bien la première fois » servit aux réglages des catapultes. « Nous allons attaquer le château par la brèche du coté ouest, comme ça pas d'huile, pas de mur, et surtout pas de catapultes !!! ». Beaucoup de soldat ne saisirent pas très bien la dernière allusion. Ceux qui avaient été estropié par un bloc en revanche la trouvèrent très drôle.
Ils arrivèrent en masse à la brèche, laquelle avait été considérablement réduite, le soldat punis ayant fait du bon boulot. Il restait néanmoins une ouverture de quelques mètres de large. Malamut hurla « Chargez !!! » et les hommes chargèrent tous ensemble, des milliers d'hommes se précipitant dans la brèche. On dénombra 313 morts, étouffés et piétinés dans le passage étroit. Une fois à l'intérieur les hommes perdirent momentanément espoir en voyant des rochers s'écraser sur eux. De l'autre coté Malamut avait enfin réussi à régler les catapultes.
Soudain la pluie de rocher cessa aussi soudainement quelle avait commencé. Les soldats comprirent qui avait convaincu le General d'arrêter d'utiliser les catapultes en voyant Bérénin survoler la ville à une vitesse impressionnante avant de s'enfoncer dans un énorme tas de foin. Il s'épousseta, remercia dieu, puis l'insulta quand il vit tomber autour de lui quelques flèches enflammées. Il comprit mieux l'expression « bruler comme un feu de paille » et courut s'éteindre dans un abreuvoir que malheureusement les soldats avaient rempli d'alcool pour asperger les archers de Malamut. Bérénin, torche humaine, courait dans tous les sens, enflammant les chaumières du château, sous l'œil des soldats impressionné par tant de patriotisme. Il finit par s'éteindre sous un rocher envoyé par Malamut. Mais Bérénin, très résistant, s'en tira.
Malamut venait juste d'arriver d'entrer dans le château ;
« Alors Bérénin, ou en sommes-nous ? »
« Mon vénéral, nous afons détruit plus de 80 pourfent de leur chaumières. Fé la panique, nous afons l'avantave et veu fouffre ».
Le général dit « nous avons gagné une victoire mais la guerre ». Un soldat ne put réprimer un sourire, ni un fou rire. Il servi à allumer une chaumière. Lorsque ses hurlements cessèrent Bérénin dit à son général ;
« Le roi se cache on ne sait ou. Peut-être les prisonniers le savent-ils ? »
« Non ! Et de toutes façon ils ne parleraient pas ».
« Peut-être qu'assis sur une catapulte leur langue se dénouerait ? »
« J'ai une idée !!! »
Et Malamut s'amusa avec les prisonniers qui, bien qu'apparemment ne sachant pas ou était le roi, furent projeté ficelés sur des rochers. Le dernier d'entre eux se souvint subitement ou le roi se cachait et il parla, ce qui ne l'empêcha pas d'aller s'écraser sur le rempart (à 3 mètres de la catapulte).
Le roi était donc dans sa chambre depuis le début. Mais son toit étant en chaumière, son plancher en bois et sa cave rempli de vin il en était sorti après avoir vu par la fenêtre Bérénin en flamme. A présent il était dans la cour entouré d'une dernière escouade de soldats. Malamut l'encercla avec ses troupes et des catapultes chargées.
« Alors Francis ! Tu as été surpris pas notre attaque surprise ! Hein ? Avoue ! »
« Oui, surtout après que tu ai passé la nuit ici »
Les soldats de Francis pouffèrent de rire.
« Ouais c'est ça, rigole ! En tout cas c'est moi qu'est gagné la victoire cette fois-ci ! »
« Je te remercie d'avoir utilisé tes catapultes ! ». Les soldats pouffèrent.
« Riez ! De toute façon on vous tuera tous !! ». Les soldats pouffèrent encore.
Malamut fou de rage ordonna à ses archers de tirer. Les soldats de Francis ne riaient plus. Ils s'effondrèrent ainsi que le roi. Malamut hurla haut victoire, ses soldats hurlèrent aussi (mais plus de peur), et il les remercia « merci, merci, mais je n'y suis que pour peu et... ».
Un soldat ennemi qui avait rampé derrière lui allait le poignarder mais les archers furent plus rapide et lui décochèrent une volée de flèches. Le soldat s'effondra raide mort. Seulement quelques archers avaient manqués de précision et le général s'effondra aussi, transpercé d'une douzaine de flèches.
Ainsi mourut Malamut, un grand général de l'Histoire. Bérénin fut appelé par le mourant qui lui souffla ces derniers mots : « je te confie... arg ... mes... catapultes... et...arg....mon rang... adieu... ARG ! »
« Comptez sur moi général ! Du moins pour le rang ».
Bérénin se redressa, les soldats l'acclamèrent et le proclamèrent nouveau général. Bérénin pour prouver qu'il serait un bon chef, fit détruire toutes les catapultes sauf une, destiné à un mémorial pour Malamut. Puis il remarqua parmi les vaincus une magnifique jeune femme qui nettoyer les tâches des sangs des soldats. Et c'est ainsi que Bérénin épousa Juliette, arrière petite-fille de Roméo pour une grande vie sans tâches...
Fin
Villeneuve-lès-Avignon, 1996
Publié par argonautes à 13:38:57 dans Malamut | Commentaires (0) | Permaliens
Les choses s'amélioraient pour Pitaine. Bien que toujours agitée la mer commençait à se calmer et le gros du grain était passé. Et surtout il avait réduit la distance qui le séparerait du rafiot d'or ; en coupant la route vers cette petite île il avait, semble-t-il, fait le bon choix et lu dans les intentions de koujak. Il faut dire que depuis quelque temps il avait du mal à suivre le plan de Koujak. Le rafiot d'or semblait tout bonnement balloté par les éléments comme si plus personne ne tenait la barre. « Peut-être qu'ils ont des problèmes à bord ? » songea le capitaine, « si c'est le cas il faut que ce soit quelque chose de sérieux... Koujak n'est pas du genre a se laisser dépasser par une situation quelle qu'elle soit ! ». L'ambiance était tendue à bord du galion, comme si les hommes avaient conscience de l'importance de la tache dont ils avaient été investis, tout en étant très impressionnés et même intimidé par le personnage de légende qu'ils traquaient. Sur le pont Pudington, pour détendre l'atmosphère, montrait à quelques mousses sceptiques comment faire tenir un œuf en équilibre. Il en était à la sixième tentative et était passé à l'œuf au plat. Henry Cookie lui continuait à organiser l'équipage en vue d'une confrontation imminente tout en prodiguant des conseils amicaux et en essayant de dédramatiser la situation ;
- « alors Bipsy ? Hâte que tout ça soit fini pour rentrer aux pays et retrouver votre douce et vos marmots, pas vrai? »
- « c'est-à-dire que... Monsieur... ils ont tous étaient emportés par la tuberculose l'hiver dernier. »
- « ah oui merde c'est vrai... mais enfin vous n'allez pas me dire qu'il n'y a pas une petite femme qui attend impatiemment votre retour dans un port d'Angleterre ? hein coquin ? »
- « oh ! monsieur je ne peux pas vous cacher... »
- « aaaaaaah ? »
La curiosité des matelots autour était piquée et dans l'espoir de se divertir un peu ils commençaient à tendre l'oreille pour écouter la conversation tout en feignant de vaquer à leur occupation.
- «... que quand j'ai rencontré Emma je n'avais pas 16 ans et elle a été la première femme que j'ai connu. Elle était femme de ménage dans une auberge de Liverpool et nous nous sommes de suite installés ensemble. Et c'est vrai que le temps passant...
- « ouiiii ? »
- « eh bien j'ai réalisé que je ne m'étais pas trompé et que le seigneur avait mis sur ma route la femme de ma vie. J'ai vu autour de moi tant d'homme seul qui cherchait un peu de réconfort dans les bras de femme d'une nuit ou d'un mois, dans la boisson ou la débauche, que je n'arrivais pas à comprendre pourquoi moi on m'avait tant donné. Qu'avais-je fais pour mériter tout cet amour et ce bonheur ? Ma douce Emma n'était que bonté, gentillesse, patience et amour des autres. Et puis elle m'a donné Julius et Rémy, les deux plus adorables choses que mes yeux n'aient jamais vu. Enfin vous savez ce que c'est les mômes Monsieur ?»
- « oui... en fait non... je n'ai jamais eu... » Henry ne parvint pas à terminer sa phrase et déglutit difficilement tant sa gorge était serrée.
- « oui enfin voilà. Le seigneur a décidé de les rappeler à lui l'hiver passé et depuis je suis seul Monsieur. Ma petite Emma ne m'attend plus à la maison... mes amours de garçons ne me tireront plus la barbe avec leur petites mains... depuis il ne passe pas un jour sans que je les pleure mais je sais aussi que le seigneur m'a donné plus d'amour et de joie en quelques années qu'a bien des hommes en une vie. Alors non Monsieur, pour répondre à votre question, aucune femme ne m'attend dans aucun port du monde. Je ne salirais pas la mémoire d'Emma, je lui resterai fidèle jusqu'à la fin de mes jours. Pour moi c'est terminé. Vous trouvez peut-être ça bête Monsieur, Oh je sais, les gens se moquent de moi mais j'y peux rien, c'est comme ça. »
- « non, non... je comprends... je savais pas.... Je sais pas quoi dire... », articula péniblement Henry Cookie. Il était très pâle et ses lèvres étaient très serrées.
Autours d'eux les matelots reniflaient bruyamment en regardant vers l'horizon et semblait très occupés par leur tâche respective. Le mousse Coffyshop, obligé de transmettre un message, s'approcha d'Henry pour lui dire que les canons étaient armés. Ses yeux étaient très rougis par l'air marin et son nez coulait. Cookie en profita pour prétexter une inspection des munitions et se retira, mort de honte, sous l'œil morne et apathique des matelots.
Dans le bureau de Pitaine :
Pitaine était en maillot de corps et chaussettes et s'apprétait à finir sa 284 ème pompe sur la main gauche quand on entra à la volée dans le bureau. C'était le lieutenant marinier Mousse Ozépinhar.
- CAPITAINE PITAINE !
- OUI OZEPINHAR ! VOYEZ PAS QUE JE POMPE - 285 - SUR UNE MAIN ?
- OH SI CAPITAINE PITAINE ! MAIS UNE URGENCE M'ENVOIS.
- DITES TOUJOURS - 286 -.
- NOUS NOUS APPRETONS A DEPASSER A BABORD LE RAPHIO D'OR DE KOUJAK CAPITAINE !
- BIEN - 287 - MAIS VOUS POURRIEZ PAS UN PEU ARRÊTER DE GUEULER MORT BLEUE -
288 !
- Hm... Pardon capitaine... Mais l'abordage est pour bientôt et les mousses vousattendent pour vos directives et conseils habituels...
- Exact - 200... 200... 280.... 280... Merde 280 Quoi ?
- 280 pompes capitaines, mais sauf votre respect, je crois que vous pourriez remettre vos exercices à plus tard Capitaine Pitaine, les matelots vous attendent, et Pudington s'est déjà proposé pour diriger l'abordage à votre place...
- Mort bleu !
Et pitaine sauta sur ses pieds, lança un bras vers le pantalon qu'il envoya valser par-dessus lui, fit un salto arrière et retomba dans son pantalon tandis qu'il resserait déjà la ceinture bien au-dessus de sa taille.
- Chemise Ozépinar !
et le mousse ozépinar lui lança la chemise pendant que Pitaine esquissait une espèce de coup de pied retourné capoéra en enfilant sa chemise sans même la toucher, il tourna trois fois sur lui-même, et la chemise fut boutonnée.
- Impressionnant capitaine...
- Mousse couzue mouche Ozépinar, point de compliment !
...
Dehors Pudington se tenait sur le pont supérieur, hurlant à la foule amassée en bas ses recommandations :
- Pour dézinguer un type comme Koujak ou Razine, pas de quartier, concentrez toute votre puissance de feu sur eux, pendant ce temps, il en faut deux ou trois qui lancent les harpons à corde et attrapent Hector par le col-back et le jète à la mer vite fait bien fait. Faut aussi se méfier du Mousse Taikendo et du mousse amoussamoussa moins pacifique qu'il n'en a l'air, alors quand il arrive, vous le chopez par les rostignoles comme ça (il fait un geste évocateur) et vous les lui
tranchez aussitôt avant de les jeter à la mer ou de les croquer, ce qui donnerait un sacré coup au moral des troupes.
- Heu... Remarqua Mousse Décanar... C'est pas très en conformité avec le code éthique de la marine britanique ça...
- Vous voulez dire déontologie Décanar ?
- Oui Pudington...
- Mais bordel on est pas dans un chalutier ici ! C'est pas la fête de la pêche aux huitres ni la calmar partie de Briston ! Ni la...
Et Pitaine lui attrapa une oreille qu'il froissa énergiquement entre ses deux mains, avant de l'attraper par le col et de l'envoyer valser derrière...
« Merci pour votre participation Pudigton... bien, reprenons plus sérieusement. Vous savez tous ici que ceux d'en face ne sont pas des rigolos ! Peut-être même que certains d'entre vous ressentent de la peur. Qui parmi vous a peur ? »
Personne ne broncha.
« D'accord, je vois... laissez-moi reformuler ma question ; qui parmi vous n'a pas peur ? »
Personne ne broncha.
« Voila, c'est ce que je disais. Et bien mes fiers soldats de la couronne il n'y a pas de honte a avoir peur; étant donné la réputation qu'a acquis Koujak au fil des années n'importe qui d'un peu censé serait terrorisé par la perspective de cet abordage ». Tout le monde se tourna vers Pudington qui un peu à l'écart répétait des Katas en poussant des petits cris aigus. « Pourtant mes amis, en vérité je vous le dit Koujak n'est qu'un homme. Un homme que j'ai connu personnellement à la Royal Navy, un homme que je respectais, un ami... ». Le regard de Pitaine se fit lointain et nostalgique. La petite foule de marin le regardait intrigué et attendait la suite.
« Koujak est un personnage exceptionnellement audacieux et téméraire. La hardiesse au combat de ce fin stratège n'est plus à prouver. Mais c'est son inventivité dans les situations les plus extrêmes, sa fougue dans les combats et son absence totale de pitié qui font de lui un pirate comme il n'y en a qu'un par génération, tout à fait hors-norme, insaisissable, qui est toujours parvenu à se débarrasser, sans même donner l'impression de se fatiguer, d'équipages bien plus coriace que vous et de soldats bien plus entrainé que vous ne l'êtes. » Sur le pont certains marins montraient des signes de nervosités, d'autres semblaient très abattus. Dans son coin Pudigton donnait des grands coups de tibia dans le mat pour « tuer les nerfs » comme il disait. Pitaine continua ;
« MAIS ! Mais Koujak a également des faiblesses, des failles, que nous pourront peut-être exploiter ! » Une lueur d'espoir apparut dans les yeux des marins. « Par exemple Koujak est assez prétentieux. Je me suis toujours dit que son ego le perdrait un de ces jours. Mais ce n'est pas tout !je le soupçonne de ne pas être un bon chrétien et je pense que, pour couronner le tout, son hygiène corporelle est loin d'être irréprochable. Voilà, essayer d'exploiter ces précieuses informations, des hommes ont donnés leurs vies pour les ramener. Nous allons procéder à l'attaque, bonne chance à vous ».
Il tourna les talons pour aller coordonner les tirs de canons laissant derrière lui un équipage hébété. Certains tombèrent à genoux et se mirent à prier avec ferveur pendant que sur l'autre bord Pudigton, qui avait réussi à se trainer jusqu'au bastringue et à s'y accrocher, ses jambes ayant triplé de volumes ne le supportant plus, traitait ceux d'en face de « Zob d'eau douce ».
Pitaine envoya Cook à l'avant du Gallion pour agiter un large drapeau blanc. Au sommet du mat principal, un mousse agitait énergiquement un autre drapeau blanc, et l'on mis le drapeau anglais en berne.
Pitaine fit poser une longue planche par-dessus les eaux à babord, il se tenait près de la planche, un porte voix en main.
Le Raphio d'or leva les voiles et lentement, tout en se rapprochant l'un de l'autre, le gallion du capitaine le rattrapa et avança sur le flanc du Raphio de Koujak.
Les deux bateaux se trouvèrent l'un contre l'autre, à quelques dizaines de mètres l'un de l'autre, chaque équipage se faisant . Le vent s'était calmé, la mer était plate et un silence de plomb pesait sur les deux navires, à peine dérangé par quelques clapotis et de légers froissements de voile et grincements de cordes.
Tous étaients armés. Sur le bateau de Koujak, l'immense Hector était laché et scrutait d'un oeil vide les matelots de Pitaine en trainant son boulet déformé ; à ses côtés, Rézou pliait et tendait un bambou en narguant les hommes de l'équipage du Gallion. Razdine se tenait fier sur le pont supérieur, et devant, lui les hommes, sur le pont supérieur, et le pont inférieur, se tenaient près des canons ou la main à leurs armes.
Pitaine s'avança sur la planche de quelques pas et porta le porte-voix à sa bouche.
A ce moment là, sur le pont du Raphio d'Or une porte s'ouvrit à la volée, et Koujak se précipita sur le pont la main au fleuret, esquissant de temps à autre de petits coups de têtes pour dégager de son visage la mèche qui cachait son oeil de verre et sa grande cicatrice. Il portait plusieurs ceintures supplémentaires qui lui barraient le torses ou descendaient à mi-cuisses, portant plusieurs tromblons et une douzaine de lames courtes, fines ou courbes en plus de son sabre.
(Razdine, dans son costume de soie ne portait que son fleuret, son tromblon et une lame fine entre les dents.)
De l'autre côté, Cook et de nombreux hommes d'équipages agitaient les drapeaux blancs d'une main, et se tenaient prêts à dégainer leurs armes. Pudington dans son brancard fit quelques gestes obsènes par dessus le parapet et hurla quelques "Pirates d'eau douce !" et autre "Bande de Reinettes" qui vinrent percer le silence avant de recevoir quelques violents coups de drapeaux par quelques-uns de ces voisins et une douzaine de pèche et coups de bottes en pleine poire.
Quand les drapeaux de l'extrémité ouest du gallion eurent finit leur étrange danse, Pitaine entonna ceci dans son porte voix :
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Publié par argonautes à 12:31:28 dans Pitaine et Koujak | Commentaires (2) | Permaliens
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