Ce blog présente les élucubrations de deux amis d'enfance. Contes et légendes farfelus, écris à deux mains, de l'espace ou d'ailleurs.
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- Tu me reçois ?
...
- 5 sur 5 capitaine Mirzouk. Dois-je actionner l'hyperpropulseur?
...
- Pas encore, as-tu vérifié l'hydropression du mégamètre à capsules doubles ?
Où en est la balance gigatétranet à impulsion magnétosensibles ?
Tu as 5 minutes de carburant sur le rétroréacteur avant droit incliné
positivement. Sinon tout est bon...
...
- Suivi tes instructions et j'ai pu débloquer le logiciel de navigation en mode de
réguloactivité minimales.
Le système est instable mais il devrait tenir le coup jusqu'au rééquilibrabe
des hydrotenseur technobulmique à feedback rétroinjecté.
Sinon le grille-pain a laché.
...
- Mauvais signe, le grillage du grille pain peut être fortuit ou provenir
d'un excès de dioxygène dans la cabine, auquel cas j'ai peur que les filtres
à hypotenseurcarbonatés des conduits n'aient été endomagé par la surcharge
élétromagnétique engendrée lors de l'allumage de l'écran.
Les as-tu vérifiés ?
Qu'indiquent les graphiques alphas et G mineur de la Sonate des pressions et
compositions atomosphériques préssurisées ?
Répond rapidement.
...
- Les graphiques indiquent une augmentation pluriexponentielle en clé d'ut
du taux d'azotinette séborégulatrice de précipité chimique de l'enduit
d'isolation des parois. A fortiori pas de rapport avec le grille pain...
pourtant le voltamètre digital indique une surconsommation d'énergie dans le
répartiteur pluralodirectif d'hypoelectricité nucléaire ce qui laisse
imaginer qu'un court-circuit déstabilise le système cervorobotisé de
réassemblage des flux hyperconductifs. Hum... ça sent pas bon. Ah d'accord
le réseau intelligent d'écluse et de vidage autoprogrammé de la fosse
sceptique vient de lâcher derrière le tableau de bord.
Sinon c'est à droite ou a gauche après KAKOUBIX 227?
...
- Après Kakoubix 227, tu prends légèrement sur la droite pour profiter de
l'attraction ubigalactique à sinusoïde partielle engendrée par la présence
du double trou noir en bas à gauche de la galaxie...
Par contre quand tu dis que "ça sent mauvais", c'est une expression
métaphorique pour suggérer la difficulté présente de la situation technique
et électro-régulatrice ambiante, ou "ça pue" vraiment auquel cas j'ai pensé
que ça pourrait renforcer l'hypothèse d'une recomposition sensible des
qualités ambiantes des équilibrages synthétiques du système
ventilo-filtrateur.
Math' émet une autre hypothèse : les conduits téta et téta prime (avant
gauche sous l'essuie-glace) pourraient laisser passer quelques effluves des
produits nettoyants au chrilate qui périment facilement. J'ai vérifié, le
mélange chloraté au potassium subit mal les vitesses de croisière à plus de
612 c lumière. Il produit parfois un précipité marron clair, qui est peut
être ce que tu as pris pour un relargage intempestif de la fausse
sceptique...
Enfin c'est à vérifier...
A l'avenir soit quand même plus précis, évite les expressions métaphoriques
et reste scrupuleux dans tes formulations. On t'a déjà fait la remarque, que
ça ne se reproduise plus.
...
- A vrai dire j'ai utiliser l'expression "ça sent mauvais" pour faire à la
fois un topo clair et concis sur la situation technique exprimant mon
inquiétude, raccourci qui vous permettait de prendre en compte le facteur
psychologique dans la probable augmentation des taux d'adrénaline et de
pression sanguine mesuré par les capteurs biométriques intégrés de ma
combinaison en tissus polyhétaoctaumérisé compensé et double piqué avec
système de liquide gélifié antigravité, et à la fois pour faire état de mes
propres perceptions olfactives d'une persistante odeur de merde dans la
cabine qui pourrait dans une certaine mesure altérer ma capacité de
concentration sur les indicateurs luminosenseurs des mesures
relativo-équationelle du troisième degré de la courbe
précalculo-prospectivo-anticipé du plan du vol virtuel en nanodimension.
J'espérais donc par cette métaphore faire une économie de langage qui
m'aurait permis de sauver un pourcentage non négligeable d'oxygène, vu que le
quatrième réservoir d'O2 métano-oxidé fuit depuis une heure.
Mais là, c'est râpé.
...
- Râpé, qu'est-ce qui est râpé ?
Est-ce le système métaglobulaire interne des capteurs capillosensibles de
votre combinaison ?
Ce serait gênant. Mais pas le temps ici d'analyser ce problème mineur
potentiel de classe Y, car les résultats du scanner à impulsions préviennent
d'un risque de collision majeur (de classe A). Je vais donc être dans
l'obligeance de recourir au mode d'expression Alpha, relié au évènements
urgents de classe A de manière à ce que nous parvenions à gérer la situation
au plus vite.
Un Faisceau laser de densité millitaire vient de quitter le système Kakubix
227, en provenance de Isiris KaluKalu 42, la septième lune de
Kashakakarikiki 12, la petite plantète en orbite autour de l'étoile
75756DFGDF65GFD654 de la dimension K de Kakubix.
Il s'agit d'un rayon vert et ultraviolet, chargé de positions et photons
enrichis en vibrations lentes, de quoi, comme vous le savez, pulvériser
votre vaisseau en moins de 0,0007 millisecondes en cas d'impact.
L'origine de l'impulsion est encore inconnue, une équipe de cosmoethnologues
diplomés en diplomatie interplanétaire de Sciences Po New Paris
Interstellar, travaille à l'identification pour tenter de pacifier cette
population.
En attendant, le rayon devrait croiser votre trajectoire dans 07 minutes, 14
secondes et 3,45678 millièmes de secondes en temps universel.
Tentez un brusque ralentissement par inversement des hydroréacteurs à
métanium enrichi, faites chuter votre vitesse de croisière en dessous des 6
Giga C de la lumière, de manière à pouvoir virer de quelques degrés sans
vous pulvériser ou vous dématérialiser.
Fin d'analyse de classe A
...
- Captain mirzouk je viens de prendre connaissance de votre analyse de classe A. j'étais malheureusement occupé depuis quelques minutes à résoudre la source de formation de carbone sur mes tartinettes suite à l'installation d'une résistance électrique trop forte dans le grille-pain.
Si vos calculs sont exacts je n'ai donc plus qu' 1 minute et 47 secondes avant l'impact du rayon ionisant à particules denses d'origine belliqueuse (en fait j'avais 1mn 47 secondes et 37, 56003 centièmes mais devant l'urgence de la situation j'ai pris l'initiative d'arrondir à l'inférieure).
Je n'ai donc plus le temps d'inverser les hydroréacteurs et si je vire à cette vitesse nous savons très bien que je me désintègrerais à l'instant même en particules quantiques. Je n'envisage donc que deux solutions désespérées ;
-soit je profite de la minute qui reste pour sauter dans la capsule de secours Isis B9 et je m'éjecte dans l'espace intersidéral. Etant donné que le trafic interstellaire dans ce segment de la galaxie est de 0.03 sur l'echelle Starfrequency il est très peu probable que ma capsule ne soit récupérée par un vaisseau avant 7 siècles. J'aurais juste le temps de prendre un thermos de café et un magazine avec moi et dès que le temps se fera un peu long je me cryogéniserais.
-soit j'utilise les trente secondes qui me restent pour monter un circuit dérivé utilisant le surplus électrique de la résistance de mon grille-pain pour renforcer la capacité d'absorption de mon bouclier électromagnétique et espérer ainsi pouvoir encaisser le rayon sans subir trop de dommage.
J'opterais pour la solution que votre équipe jugera la plus sure. Comme vous le voyez dans les deux cas nous pourrions ne plus nous revoir. J'en viens donc à un dernier point essentiel avant notre possible dernière communication ; il est très probable que dans l'équipe de cosmodiplomates que vous avez mentionné se trouve un jeune diplômé qui se nomme Hervé Bulbor. C'est mon cousin. Passez-lui le bonjour de ma part et dites lui que sans faire exprès je suis parti avec les clés de sa navette Peugeot dans la poche.
...
- Voici l'ordre : éjecte-toi dans Isis B9, il y a deux heures de batteries de secours sur le réseau de communication. Reprend contact dès que t'es suffisamment éloigné du vaisseau. N'oublie pas de diminuer au maximum la vitesse de la navette avant de te décrocher sans dépasser le seuil d'atomisation quantique. Fin d'ordre de transmission.
...
...
...
- Allo ici Isis B9. Ejection réussie, vaisseau mère pulvérisé, fondu puis atomisé en nuage vert clair à point rouge, très joli. Grand moment. J'ai pris une photo. Attend suite directive.
- Voilà, remets-toi de tes émotions et suit mes instructions à la lettre : 1/ Programme le cryogénisateur de la capsule pour une congélation totale en 12 nanosecondes. 2/ Ralentit progressivement ta vitesse de croisière et vise le système central de Kakoubix à croisière infralumière de manière à être en gravitation autour de la troisième planète du système dans exactement 652 années, 7 semaines, 2 jours et 7 heures 40 temps universel. 3/ Dès que tu auras défini ton plan de vol, donne-moi les coordonnées exactes de la position que tu occuperas en fin de course. 4/ Dès que tu as fini tout ça, tu peux te cryogéniser. Avant n'oublie pas de te raser tous les cheveux et tous les poils bien sûr (pour les poils du fessier, il y a une ventouse décoiffeuse-coupeuse prévue à cet effet), arrache-toi les ongles et mets-les dans les bocaux A à J (A> gros orteil pied gauche ; J> petit orteil pied droit), tu trouveras l'anesthesiant dans le tiroir C24 au-dessus de toi et les pinces-ramolliseuses-enleveuses dans le tiroir B02 à ta gauche. Je m'occupe de pacifier la zone ou de nanoniser cette civilisation en cas d'échec ou d'arrogance de leur part, ou encore si leur système d'assurance refusent de rembourser ton vaisseau et les clés d'Hervé Bulbor (il te passe le bonjour, et tiens à te rassurer : pas de problème car du coup son chef lui a prêté sa Mercédès coupée, décapotable en basse altitude, par ailleurs, il a tenu à me dire que tu vas manquer à toute ta famille et que tous tes potes vont fêté ton prochain départ, tu recevras de leur part une missive électronique dès ta décongélation achevée). Dès que j'ai fini avec ça je saute dans un vaisseau cryogénique pour te récupérer sur place en personne, car j'ai une mission de toute importance à te confier de la part de Maktor, régent de la galaxie. Programme tes feux de détresses, ton warning et tes antibrouillards pour l'heure de mon arrivée, que je te repère. Je te prépare un bon repas. Café ou thé pour ton réveil ?
...
- bien reçu. J'ai programmé le Cryospeed, j'ai défini le plan de vol pour Kashakakarikiki 12, la troisième planète du système Kakoubix, et je vous envoie les coordonnées exactes de ma position d'arrivée par fax. Je peux déjà vous dire qu'avec Poctarie 32 et la constellation Pitaine dans votre rétroviseur je serais en bas à droite de votre pare-vide, 2cm au-dessus de l'essuie-space. Dites à Hervé d'éviter de pousser la Mercedes au-dessus de 7 millions tours/minute entre la septième et la huitième vitesse parcequ'après la boite de transmission accroche un peu. Et dites lui aussi que j'ai hâte de recevoir leur vidéo-carte et que ça me fait quand même un petit pincement au cœur de savoir qu'ils seront tous mort depuis très longtemps quand je me réveillerais pour prendre mon café (j'aime bien le moka, avec 2 sucres merci).
Si vous parvenez à entrer en contact avec le système d'assurance de cette civilisation inconnue (et si bien sur il ne s'agit que d'un accrochage accidentel et pas d'un acte malveillant) précisez leur que mon vaisseau était équipé du dernier radio-cd Toshiba, encore sous garantie.
Il y a encore une chose... heum... vous n'avez pas du faire attention sur mon dossier médical que... malformation congénitale... qui... bref, je me suis servi de mon thermos à café pour faire le bocal K.
Pour le petit-déjeuner de 8h temps universel je prendrais un œuf à la coque et des tartinettes à la marmelade de mirtouille (et puis vous seriez un amour si m'apportiez un exemplaire numérique de « La depeche du cosmos », avec les mots-croisés 3D en dernière pages).
Je procède maintenant à la cryogénisation. A tout à l'heure dans 652 ans.
Publié par argonautes à 00:21:09 dans Dialogue au coeur de la marmitte | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par argonautes à 09:43:11 dans Dialogue au coeur de la marmitte | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par argonautes à 10:33:28 dans Edito | Commentaires (0) | Permaliens
« Garock le puissant, Souverain de landes maritimes,
L'homme le plus instruit, le plus fort
et le moins vantard de tous les hémisphères de la planète ».
Passage de l'autobiographie de Garock le souverain.
« - Que pensez-vous de Garock le puissant ?
- Garock ? Garock le puissant ? J'me marre ! »
Extrait d'une interview d'un paysan.
« Personnellement je pense, sans vouloir aucunement
influencer votre avis personnel, que Garock se surestime »
Extrait d'une interview d'un prêtre.
« Garock ne se prend pas pour une merde ! »
Passage de la biographie de Garock
Par Michel Grebin Le Sage.
Dans le sublime palais au cœur d'une forteresse bâtit sous de règne de Heslem le Grand, Garock, descendant de Scrash le Froussard, lisait paisiblement un roman du célèbre auteur Garcon. Garock appréciait les romans de Garcon car ils comptaient toujours beaucoup d'image, ce qui contribuait fortement à leur succès. L'auteur Garcon avait compris le gros problème que posait l'analphabétisme (la popularité des romans de Garcon ne fut que plus grande encore lorsque le bruit se répandit qu'après quelques démêlés avec le roi il le tua sans que personne ne le sache jamais. Garcon après un bref exil s'était fait tuer à son tour par les gardes du roi, il y avait maintenant quelques années de ça).
Garock referma le livre car la seule image était sur la couverture. Puis il se remit à la dure tâche de l'écriture de sa seconde autobiographie. Il y travaillait depuis maintenant un an, depuis que le peuple avait supplié sous la menace d'avoir une suite. Garock dicta au mage ; « Au cours de la treizième année Garock le magnifique fut sacré chevalier par l'archiprêtre Aegidius, pour avoir vaillamment défendu ses terres au combat ». Épuisé par tant d'effort intellectuels Garock déclara que cela suffirait pour ce mois-ci. Le mage Aegidius, autrefois archiprêtre rangea la feuille puis reçu sa pièce d'or, rituel qu'ils répétaient depuis qu'il avait rendu un certain service à Garock une dizaine d'année auparavant.
Garock sorti de son palais et passa devant son champs de tomates préféré, qu'il avait défendu contre une invasion d'insecte, voila plus de dix ans, avec l'aide d'une centaine d'hommes. « Ah ! Que de souvenir héroïque ! », Pensa-t-il, mais dans un style nettement inférieur.
Il marcha seul, ignorant les risques, à l'intérieur des remparts. Plongé dans l'ambiance palpitante de ce voyage dangereux, Garock pensa « tiens, tiens ! Je trouve que Garock le magnifique sonne mieux que Garock le puissant. Il faudra que je convoque Aegidius ».
Plus tard Garock et Aegidius parlèrent :
-« Cher mage, acceptes-tu d'avoir l'honneur de changer publiquement mon surnom ? »
-« Ben... voyez-vous ma réputation et la vôtre... ne me... ne peuvent pas me permettre de... passer publiquement... en... »
-« Bon, mon brave, voilà une petite bourse bien rempli »
Sur le visage jusqu'alors inquiet d'Aegidius apparut un sourire.
-« bien, j'y vais ».
-« attendez, prenez ce parchemin sur lequel est écrit tout le discours que vous aurez à faire ».
-« mais... je pensez que vous ne saviez pas... écrire ? ».
-« Oh ! Oh ! Ne me sous-estimez pas » répondit Garock en pensant à son scribe.
Aegidius se dirigea vers l'estrade comme il l'avait onze fois lors de Garock le Fort,
Le Méchant,
Le Surhomme,
L'Exemple,
Le Courageux,
Le Téméraire,
Le Grand,
Le Clément,
L'actif,
Le Judicieux,
Le Puissant.
Une fois sur l'estrade il lança quelque coup de sifflet pour rassembler les villageois. Lorsque ce fut chose faite il entama sa longue déclaration :
« Avis à la population ! Garock le puissant à désormais décidé de se nommer Garock le magnifique (rires) et il estime avoir largement mérité ce surnom (rires aux éclats). De plus il pense avoir le droit de se renouveler un peu, chose qu'il n'a pas faite depuis longtemps (hurlements de rire). Garock vous averti que ceux qui ne le nommeront pas ainsi seront sévèrement châtiés (silence inquiet) ; ils n'auront pas le droit de lire sa nouvelle autobiographie (pleurs de rires) et il vous méprisera (trois mort de rire). J'ajoute personnellement que cela fait plus de dix ans que je détourne 30% de vos impôts et que vous n'y avez vu que du feu, tas de dégénérés mental ! (silence glacial)».
Aegidius blêmit, puis bredouilla sur l'estrade qu'il ne comprenait pas le sens du texte. Le peuple lui pardonna et ainsi mourut Aegidius le mage, pour la plus grande joie du scribe qui convoitait sa place depuis des années.
Le scribe avait réussi son coup et fut doublement content lorsque le roi vint lui proposer une bonne paye en échange d'un petit service. Le scribe farceur devint le successeur d'Aegidius et Garock le magnifique l'invita à le rejoindre pour « avoir l'honneur d'écrire son roman ». Garock entreprit de lui dicter les extraordinaires exploits qu'il aurait pu faire. Pour briser la monotonie lors des « dictations » le scribe pris l'habitude de parsemer par-ci par-là de ses « farces » la seconde autobiographie de Garock.
Le livre avançait bien, à la satisfaction du roi, jusqu'à ce qu'un paysan viennent le voir... Le paysan se plaignait d'un seigneur lointain qui martyrisait son peuple. Lui-même avait reçu un frigo sur la tête alors qu'il labourait son champ sans faire d'histoire et le roi s'était par la suite débarrassé de son beau-frère. De surcroit le tyran avait fait de lui son bouffon, et il le surnomma « le bouffon à la large bouche ». Ce bouffon était fort en humour noir.
Garock le magnifique gérait bien son royaume mais il ne s'en occupait pas vraiment. Le peuple était affamé, surtout vers 13h30.
Garock décida qu'il était temps d'achever son deuxième livre, comptant regonfler le trésor avec ses droits d'auteur. Il fit venir le scribe et lui dicta le dernier chapitre : « ce matin je m'ai fait mal en me cognant mon orteil sur le mur qu'était très dur, hi !hi !hi ! Il faut que t'arrange un peu ». Alors le scribe retranscrivit : « Garock après des heures de combat, épuisé, se fit briser le pied par un énorme rocher lancé par une catapulte. Garock éclata de rire, puis se jeta à nouveau dans la bataille à cloche-pied ».
La seconde autobiographie finie, Garock et le scribe devenue milliardaire, on fit rehausser les remparts du fort. La vie devint paisible et les villageois commençaient fichtrement à s'ennuyer. Les spectacles du bouffon au frigo qui mimait les aventures au château de Duvanal les divertissaient tout de même. Le scribe Marantus devint bientôt le plus proche conseiller de Garock. Après une récolte catastrophique le moral des paysans tomba si bas qu'il y eu 11 suicide en une semaine ; un record qui resta inégalé (même chez Heslem on avait jamais vu ça). Le fin conseiller qu'était Marantus eu alors l'idée de convoquer toute la cité pour changer publiquement le surnom de Garock le magnifique en celui de Garock le modeste. Les résultats furent surprenant ; on eu dit que tous les citadins étaient tombés dans une marmite de gaité !
L'année suivante Garock le modeste se maria avec une superbe fille du Comte Warlow. C'est au cours de ce mariage qu'il posa cette question resté célèbre ; « Bouffon, qu'a tu de drôle à nous faire rire ? ».
Cinq ans s'était écoulés depuis l'édition de sa deuxième autobiographie lorsque les citadins en réclamèrent une troisième. Garock se mit à l'ouvrage, fier qu'on le lui demande sans qu'il soit besoin de les forcer.
EPISODE VI
Garock contre-attaque
Three weeks later, à l'aube de la naissance du troisième tome...
Garock ouvrit la porte avec violence. Elle se referma avec violence sans qu'il eu le temps de la franchir. Il la rouvrit tenant royalement un kleenex sur son nez. Il referma avec autorité la porte, abimé au niveau de la tête, et s'élança légèrement sans qu'aucun tumulte ne vienne couvrir le bruit de sa chute. Marantus le trouva en train de se débattre pour décoincer la cape de sous la porte. Il le dégagea (après avoir empoché 5 pièces d'or) en ouvrant brutalement la porte. Une fois relevé Garock repris ses allures impériales mais sa honte contenu fit éclater Marantus de rire. Le roi, encore plus vexé, lui donna un texte à lire en public (qu'il avait dicté au prêtre de la cité).
Le peuple ne pardonna pas à Marantus, à la grande joie de Garock le Vengeur. Ainsi Marantus le Farceur périt de la même façon que son prédécesseur.
Depuis quelques temps un personnage excitait la curiosité de Garock ; un dénommé Froussard le Valeureux qui aurait servit sous les ordres du héros Heslem (le chevalier Froussard aurait inventé la catapulte à pierre inspiré par le héros). Garock l'invita au château.
Le jour-dit Garock attendit Froussard devant la porte de son palais ; du haut des marches, appuyé sur une colonne de marbre, sa cape blanche agité par les rafales de vent, il avait vraiment l'air de se faire chier. Une silhouette apparut soudain, chevauchant une cheval noir ; elle sauta aisément de la monture et se dirigea à grand pas en direction de Garock. Ils se saluèrent, puis toujours à l'entrée du palais engagèrent une superbe discussion ;
-« c'est donc toi le chevalier Froussard ! »
-« non, non. Et vous ? »
-« moi non plus ».
Dans l'ombre d'un grand bâtiment un vagabond titubait, se dirigeant approximativement vers Garock. L'homme gravit l'escalier, salua le roi et lui parla du temps qu'il allait faire ; Garock sauta de joie aux nouvelles que lui annonçait Froussard, mais le vent rabattit la cape sous lui, il glissa dessus et le tumulte de la fête commença à son grand soulagement. Froussard accepta le poste de chef de l'armée puis releva Garock le Modeste. Le soir même Froussard le Valeureux entra en fonction. Il était chargé de surveiller l'horizon du haut des remparts. Il était fatigué, épuisé même, mais il lui fallait continuer de se reposer.
Le lendemain, dès l'aube Garock était déjà levé. Sa silhouette se découpait sur le ciel pâle ; pendant qu'il vivait les minutes émouvantes d'un jour naissant et que les citadins déjeuner, il se laissait aller à ses pensées ; « Je suis vraiment génial non ? Sans vouloir me vanter, ni faire de fausse modestie, je suis pas génial ? De plus quelle ironie du sort que mon valeureux chevalier s'appelle Froussard... moi je trouve que Garock le Modeste colle bien à ma personnalité ! ».
Il fronça soudain les sourcils ; de la fumée se dégageait au loin dans la plaine déserte. Il rassembla son courage et hurla ; « AU FEU ! AU SECOURS ! AU FEU ! »
Les soldats arrivèrent en courant et Garock leur fit un croche-pattes car il n'y avait aucune raison qu'il soit le seul à tomber de temps en temps. Après avoir ramassé ses dents le capitaine de la garde observa la plaine puis dit ; « Fe n'est pas un feu, feigneur... f'est une armée qui fe dirive vers nous ! »
Garock réfléchit un moment puis il s'exclama ; « Peuh ! Je le savais ! C'était pour voir si vous le saviez ! AH ! AH ! AH !
-« Alors feigneur que faisons nous ? », demanda le capitaine.
-« Pourquoi déjà ? » chuchota Garock.
-« Mais Sire, nous sommes attaqués ! » répondit le soldat qui avait remboité ses dents.
-« Ou est le problème ? » rétorqua Garock qui ne comprit pas, puis il ricana avec modestie « AH ! AH ! AH ! AAAAAAAAAAAAAAH ! »
Garock redescendit dans sa cour.
Une demi-heure plus tard il comprit. « ALERTE ! Nous sommes attaqués !! Protégez-moi, je vous en supplie !!! »
Du haut des remparts un garde cria ; « Garock le Piss... euh, le Modeste ! C'est l'armée d'Ulrik, le comte au palais déplacé. Depuis que son palais a explosé il a monté une armée et... »
-« Abrège ! » hurla Garock.
-« Il nous attaque, en clair » répondit le soldat.
-« Pourquoi ? » demanda Garock après un moment.
-« Parce que... Bon, le monsieur il veut une maison et un jardin parce que les siens ils sont cassés » répondit le soldat qui savait parler au roi.
-« Aaaaaaah d'accord ! J'ai compris ! Mais alors... il faut se défendre !!! »
-« voilàààà ! » lui répondirent 353 voix.
Garock prit ses airs de souverain et lança ; « Nous ne nous laisserons pas marcher sur les mains ! A l'attaaaque ! »
L'armée ouvrit les portes et sortit du château avec Froussard à sa tête. Dehors les soldats d'Ulrik attendaient assis. Garock referma vite les portes et se précipita sur les remparts avec un gobelet de pop-corn. Une fois confortablement installé il reçu quelque chose sur les jambes. C'était la tête de Froussard. Une voix s'éleva d'en bas ; « vous aviez perdu ça ! Uh !uh !uh ! ». Garock devint blême et laissa échapper un « maman ». Il sortit par une porte dérobé à l'arrière que lui seul connaissait et qui montrait des signes d'usures. Il s'enfuit en courant dans la plaine et jamais plus personne ne le vit.
Cependant une dizaine d'année plus tard Ulrik reçu un manuscrit accompagné d'une lettre de Garock le priant de publier sa troisième autobiographie. Ulrik y consentit, la trouvant divertissante bien qu'il eu du mal à reconnaitre l'épisode de son attaque du château ; il ne se souvenait pas que Garock avait du s'enfuir succombant sous les chevaliers qui l'attaquait de toute part.
Le livre connut un succès foudroyant et bientôt tous les bouffons et troubadours du continent en eurent un exemplaire.
FIN
Villeneuve-lès-Avignon, 1994
Publié par argonautes à 11:50:04 dans Garock le Magnifique | Commentaires (0) | Permaliens
Et Bill s'élança sur les traces de salive du rat.
Les traces débouchaient sur une trape. Bill passa la tête dans un corridor vérifia que le rat n'était pas là, se jeta dans le corridor et courrut en suivant les traces. Rien n'aurait pu arrêter Bill sur sa lancée. Il faisait de grandes enjambées, pressé de rattraper le rat. Sûr de le croiser bientôt dans la pénombre, quand il voyait une silhoutte bouger il vidait son chargeur en courant, dépassait la forme qui s'affaissait et changeait de chargeur dans le même mouvement. On put entendre un stagiaire hurler dans les corridors "A terre ! Y a un malade qui nous flingue !" ou "Faites gaffe au forcené !".C'est la sensation du filet de bave qui coulait sur son menton qui fit reprendre ses esprits à Mezouk. Durant tout ce long flash-back mental il était resté debout le regard dans le vide, la bouche pendante, si bien que malgré l'attention portée aux chefs d'équipe qui donnaient les instructions, pas mal de personne le regardait curieusement.
Il reprit ses esprits à temps. Il n'y avait que lui et Mak de l'équipe d'intervention zone 5 ce jour là, et il n'avait donc pas d'instruction de groupe à donner. Il avait raté l'organisation des trois premières équipes mais à présent Bill Tcherno allait prendre la parole et l'attente dans le groupe de technicien devint palpable.
« Messieurs, bien que personne ici ne sache encore à quoi correspond cette diminution du volume de fumée, pas besoin d'être Sherlock Holmes pour deviner qu'il y a des boulons dans la soupe... l'équipe d'intervention 1 va donc partir examiner le réseaux hydraulique afin de vérifier qu'aucun acte de malveillance ne soit à l'origine de ce dérèglement. Pour les équipes 2 et 3 j'ai pas bien écouté mais ça sonnait stratégique. Moi et mon équipe on va contrôler les sous-sols -4 et -5. Histoire d'être sur qu'aucuns prétendants au trône de rongideux 1er, ou autres, ne veuille du rab de pruneaux. j'me comprends. Je pense que tous les rôles ont été distribués, messieurs dispersez-vous mais surtout restez groupés. Les jeunes vous z'êtes trop jeune pour vous douter mais disons que j'ai pas envie d'un nouveau carnage à cause de l'amateurisme de certains. Y'a qu'les anciens qui saisissent les tenants et les z'aboutissement, ouais j'me comprends ».
Sur ce Bill tourna sur ses talons et s'élança dans l'air encore frais de la matinée finissante, les membres de son équipe en combinaison rouge sur ses talons. Ils n'avaient pas fait 10 mètres qu'une voix s'éleva du groupe des techniciens qui renâclaient à partir ; « et attendez ! L'équipe d'intervention zone 5, ils font quoi alors ? ».
Tous les regards convergèrent vers Mezouk et Mak qui, la tête rentrée dans les épaules, étaient en train de partir en douce en rasant le mur du bâtiment C.
Publié par argonautes à 11:52:07 dans Mezouk Agilix | Commentaires (3) | Permaliens
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