Ce blog présente les élucubrations de deux amis d'enfance. Contes et légendes farfelus, écris à deux mains, de l'espace ou d'ailleurs.
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Ceci est appellé dans le jargon "le coeur de la marmitte", parce que c'est ici que circulent quelques infos bien secrètes sur les histoires en fabrication.
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Bien que cet espace soit plus précisément réservé aux auteurs, vos commentaires sont les bienvenus, peut-être parviendront-ils à influencer le destin de quelques personnages...
Publié par argonautes à 08:51:55 dans Dialogue au coeur de la marmitte | Commentaires (12) | Permaliens
Un matin peu banal, Lebon Flair, jeune homme de 19 ans, fait le tour des remparts de sa ville. A un endroit le rempart s'était écroulé et un bloc de pierre énorme bouchait le sentier, Flair le contourna et vit une main violette dépassant du rocher. La main était crispée sur un vieux parchemin. Au centre du mur éventré un petit coffre de bois était visible. Flair ouvrit le coffre et vit à l'intérieur une paire de lunette d'apparence banale et couverte d'une fine couche de poussière. Il s'en empara, les essuya délicatement et les posa sur son nez. Il était dans la rue, seul par cette heure très matinale et il ne remarque rien ; les lunettes ne grossissait pas la vue. Un peu dépité il s'apprêtait à partir lorsqu'il se souvint du vieux papier dans la main violette de ce qui devait un myope malchanceux. Il défroissa le papier et lu...
Dans la ville endormi baigné par la lumière du jour naissant, quelques lève-tôt purent entendre un cri lointain qui venait des remparts : « YOUPIIII !!! »
Lebon Flair parti en courant et en sautant de joie tandis qu'on pouvait lire sur le vieux papier jeté par terre « Carte du coffre aux lunettes qui voit le gens tout nus ».
Flair déambula en ville avec ses lunettes sur le nez. Les rues étant désertes il décida de passer prendre des pains aux chocolats à la boulangerie. Il n'y avait personne dans la boulangerie et il appela Georgette, la grosse boulangère... lorsqu'elle arriva derrière le comptoir il poussa un cri d'horreur les yeux figés sur son énorme ventre. Elle s'écria « Mais oh ! » et lui mit une mite. Il ramassa ses lunettes et s'excusa « Fuis Déffolé », et s'apprêta à partir lorsque Lili, jeune paysanne du coin entra, fine, longue, mince aux formes gracieuse et enchanteresses. Flair, la joue enflée, les yeux exorbités, scruta de haut en bas puis de bas en haut la jeune fille. Un filet de bave s'échappa de son sourire béat. Une rapide gifle (provenant de Lili) siffla et fit voler ses lunettes. Georgette la boulangère, qui avait déjà fait le tour du comptoir les rattrapa au vol. Puis il saisi Flair par le col et le jeta dans la rue. Georgette dit à Lili « ça va ma petite t'en fais pas, si ch'abruti là y r'vient j'ui en colle une terrible ! D'ailleurs comme j'ai ses lunettes y r'viendrai qu'ça m'étonnerait point ».
En effet à l'instant même Flair entra timidement dans la boulangerie ; « efcuvez-moi, pourrais-ve reprendre mes lunettes ? ». Il reparti dans la rue sans toucher le sol. Flair se releva furieux et hurla à la boulangère (une fois au bout de la rue) : « J'm'en fous ! Je reprendrai mes lunettes ! ».
2 heures plus tard Flair revint dans la boulangerie affublé d'une fausse barbe, d'un chapeau et de lunettes de soleil. Il demanda une baguette et scruta le magasin à la recherche de ses lunettes et finit par les trouver, poser sur une table derrière le comptoir. Prenant une voix grave il s'exclama :
« Mais ça alors ! que font mes lunettes chez vous ? »
« Vos lunettes ? »
« Mais oui, il y a quelques jours un jeune voyou a volé mes lunettes et je voudrai que vous m'expliquiez ce qu'elles font chez vous ? »
La boulangère lui expliqua toute l'histoire et se confondit en excuses. Elle lui tendit les lunettes quand Flair entendit un « Scritch ! ». Par la suite Flair écrirait une longue lettre d'insulte au fabriquant de colle à postiche, mais pour l'heure il sortit dignement de la boulangerie et une fois au bout de la rue hurla « e me engerais ! ». Il est difficile d'articuler avec une baguette coincée entre les deux joues. Il déglutit, failli mourir étouffé en avalant la baguette puis eu un éclair de génie ; « je sais quoi faire ! ». Il lui revenait en mémoire une nuit ou en marchant dans la rue il avait remarqué que la fenêtre de l'appartement de Georgette (juste au dessus de la boulangerie) était ouverte... il se rappelait aussi que sifflotant légèrement il avait réveillé Georgette. Elle lui avait lancé de toutes la force de son âge mur un sac de 50 kg de farine... puis un autre et enfin un troisième. Il était resté dessous jusqu'à ce que quelqu'un remarque la chaussure dépassant des sacs. L'idée germa en lui de rentrer de nuit dans l'appartement de Georgette et de récupérer ses lunettes.
La nuit venu il se dirigea vers la boulangerie, deux pulls dans son sac-à-dos. Il escalada la façade par une gouttière jusqu'à la fenêtre et jetant un coup d'œil à l'intérieur il put voir une énorme masse dépasser des couvertures (trop petites pour couvrir un telle surface). Contre la fenêtre il y avait un meuble chargé de bibelot (dont une collection de clochettes) ; il fallait le sauter sans faire de bruit ni faire tomber d'objet. C'est là que les deux pulls lui servirent ; il en attacha un sous son pied et l'autre à l'autre, de manière à étouffer les bruits de ses pas et ici de son saut.
Le lit était prés du meuble, ainsi devait-il sauter avec précision entre le meuble et le lit ou Georgette débordait... la boulangère ronflait.
Il s'élança. Une des manches d'un pull se détacha et fit vaciller une cloche de cristal. Flair chuta et il s'étala, sa tête s'arrêtant à deux centimètres de celle de la femme tandis qu'avec un de ses pieds il retint la cloche qui menaçait de tomber... le bruit assourdit de sa chute fit cesser de ronfler la boulangère qui fini par se retourner dans le grincement plaintif des lattes de son lit. Il soupira silencieusement et replaça la cloche. Il se redressa, marcha vers la porte en se félicitant d'avoir eu l'idée des pulls dont le seul inconvénient et qu'ils glissaient légèrement sur le parquet. Il ouvrit la porte qui grinça. La boulangère gémit « méeuuu ! On peu pas dormir... », Ouvrit un œil « quéque y se passe ? ».
« Miiiaaouuu !! », imita Flair et elle resombra dans le sommeil.
Il descendit l'escalier et entendit du bruit en provenance de l'arrière boutique, un cambrioleur ? Non, George le boulanger qui faisait son pain !
Flair passa devant la porte entrouverte de l'atelier et vit un petit homme sec et maigre, à l'air malheureux, s'affairait devant les fours à pain. Flair dépassa la porte sans se faire voir, alla dans la boutique, prit les lunettes qui n'avait pas bougé de place et les mit sur son nez avant de reprendre les escaliers. En arrivant dans la chambre il tomba nez-à nez sur l'informe Georgette nue sur son lit. Il ne put réprimer un cri d'horreur.
Georgette se réveilla en sursaut. Flair comprit le danger de la situation. Il s'élança, sauta sur le gros ventre de Georgette, rebondi et s'envola par la fenêtre. Mais sa chute fut stoppée au milieu du vide ; une des manches d'un pull s'était accrochée au meuble de la fenêtre. La tête à l'envers il essayait de tirer sur la manche du pull quand il vit dix gros doigts boudinés se posait sur le rebord de la fenêtre, suivit d'une grosse tête très en colère. Flair tenta un « Miaoooooooou ! » mais Georgette comprit l'astuce et le saisi par les chevilles. Alors avec la rapidité du félin enragé il saisit ses lunettes et les plaça sur le nez de Georgette. Puis il écarta les jambes. Georgette hurla, prit juste le temps de lui planter une clochette dans le front et le lâcha dans le vide.
La nuit suivante Flair revint mieux équipé ; tenu de commando noir, cirage sur le visage, harnais de sécurité, lunette infrarouge et pull sans manche sous les chaussures. Il lança un grappin vers le toit au dessus de la fenêtre de Georgette. Il accrocha d'abord un chat puis une gouttière et il escalada la façade. Comme il l'avait prévu Georgette avait fermée la fenêtre. Avec sa montre laser il fit fondre le loquet ainsi qu'une clochette. Il ouvrit doucement la fenêtre et constata que, comme il l'avait prévu, aux clochettes s'était ajouté boites de conserves, casseroles, billes et clous sur le plancher. Georgette ronflait sur son lit et un troisième pied dépassant de sous la couverture laissait deviner que George dormait lui aussi, sous Georgette.
Flair constata que, comme il l'avait prévu, ses lunettes étaient accrochées au cou de Georgette. Il sortit ses ventouses et commença à se déplacer collé au plafond. Une fois arrivé à la verticale du lit il se laissa descendre en douceur suspendu à un filin accroché à une ventouse. Il prit une fine paire de ciseaux et entreprit de couper le cordon des lunettes. Soudain Georgette ouvrit les yeux et le fixa. Il réprima un hoquet d'effroi mais Georgette se retourna et se rendormit ignorant le cri étouffé de son mari. Flair comprit que si lui la voyait grâce aux lunettes infrarouges, elle ne pouvait l'avoir vu dans cette obscurité complète (c'était une nuit sans lune et sans lampadaires). Il soupira mais une goutte de sueur tomba de sa tempe et plongea dans l'oreille de Georgette.
Elle se releva brusquement, frôlant Flair, donna un grand coup de poing à George et se rendormit. Flair entreprit alors de finir de couper le cordon. Il saisit délicatement les lunettes et les empocha. Il profita d'un bâillement de la boulangère pur lui placer une canine micro-émetteur-récepteur. Enfin il sorti de son sac la lettre qu'il avait préparé et l'accrocha au cou de la grosse femme.
Le lendemain Georgette se réveilla, s'étira, mit une trempe à George pour se dégourdir la main puis constata avec étonnement qu'elle avait une lettre accroché autour du coup. Elle la déplia et lut ;
« Chère Georgette, ou plutôt devrais-je dire salle grosse pouffe,
Tes minables billes et autres clous m'ont fait rire tellement il était enfantin de les éviter. Ainsi cette nuit je suis descendu au dessus de ta grosse masse graisseuse pour reprendre mon bien, puis je suis reparti aussi tranquillement que je suis venu, plus silencieux qu'un loup, en écoutant les gémissements de ta femelette de mari. On ne se moque pas impunément de Flair, grosse boursoufflure.
Et sache que le jour ou la graisse t'éclatera le cœur, je viendrai cracher sur ta tombe.
L. Flair »
Georgette resta interloquée quand elle entendit un petit bruit. Elle leva les yeux et découvrit Flair, tout rouge, qui malgré s'être débattu toute la nuit était resté suspendu à son filin coincé dans la ventouse.
Il déglutit et articula péniblement ; « tout peupeupeu s'expliquer ! ». Il perdit deux dents et la ventouse se détacha.
Il fut trainé à la cave, attaché à une chaise les mains derrière le dos. Il se félicita d'avoir au préalable placé l'écouteur de la micro-canine dans son oreille ; « dis-moi George, passe-moi ta scie, ton marteau, ta bêche, de l'essence, des allumettes et le hachoir. On va resculpter l'ordure en bas... ». Flair pâlit dangereusement. Mais il reprit confiance en lui. Il cracha son chewing-gum explosif dans la serrure de la porte, puis sa mini-lime d'une de ses dents creuses et entreprit de limer les chaines qui le retenaient.
Au bout d'un moment il entendit Georgette descendre les marches et à l' instant où elle allait tourner la poignée piégée sa voix grésilla dans son oreillette « zut j'ai oublié la râpe et les aiguilles à tricoter », et elle remonta. Flair fini par se détacher et trouva un soupirail qui donnait dans la rue. Avec un jet d'acide il l'ouvrit et sorti. Il s'éloigna en courant et entendit dans son écouteur « George, il faudra tout nettoyer après, je ne veux pas salir la boutique ». Sur-ce elle tourna la poignée et la boulangerie explosa.
Une odeur de baguette cuite flotta deux jours sur la ville. On ne retrouva jamais George et Georgette. Et depuis on voit souvent un jeune garçon affublé de lunettes trainer dans les cafés, les universités, les rue fréquentés et les boites de nuits.
Fin
Villeneuve-lès-Avignon, 1997
Publié par argonautes à 11:10:50 dans Georgette et les lunettes | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par argonautes à 10:20:13 dans Le prêtre Alfrid | Commentaires (2) | Permaliens
Steve marchait silencieusement dans la ruelle sombre qui menait à la voiture de Pat, le contact qui devait l'intégrer au Q.C.M, le célèbre groupuscule terroriste qu'il devait espionner. Steve tata de sa main son imperméable pour vérifier qu'il avait bien son M6 9mm à viser-laser.
C'est bon, il l'avait. Plus que 500 mètres et il y était. De brusques rafales de vents secouaient son imperméable ; ses longs cheveux s'agitaient. Mais Steve continuait de marchait, tel un héros, d'une démarche solide et régulière. Une silhouette sombre, quasiment invisible, se tenait devant l'arrêt de bus mais Steve avait le coup d'œil. Il l'avait remarqué.
300 mètres plus loin il passa devant un bar « au joyeux Q.C.M » mais il n'y prêta pas attention. Soudain son patron entra en communication dans son oreillette, malheureusement celle-ci avait un léger dysfonctionnement au niveau du réglage sonore et c'est depuis ce jour qu'on le nomme Steve le sourd.
Il arriva au lieu de rendez-vous, à la voiture de Pat. Ce qu'il vit était atroce. Le carnage était complet. « Pat a eu une mort digne » pensa Steve. En effet des inconnus avaient enfoncé la tête de Pat dans le pot d'échappement tandis que sa main était coincée dans la portière avant. Pat avait réussi à écrire quelques lettres de sang sur le bitume avant de rendre le dernier soupir, ce qui n'est pas une mince affaire dans un pot d'échappement. « STEVE, IL M'EST ARRIVE UN PEPIN. VA AU JOYEUX Q.C.M ET DIT LE MOT DE PASSE QUI EST « J'AI OUBLIE ». ENSUITE DEMANDE A VOIR LE « BIG BOSS » QUI EST EN REALITE LE PATRON. STEVE MON POTE, JE CROIS QUE C'EST RAPE POUR LA PARTI DE PECHE DE CET ETE. ADIEU ARRG ! »
Steve fit une prière tout en s'étonnant de la quantité de sang qu'il y avait dans un corps humain. Le sixième sens de Steve lui dit que le danger de mort était toujours présent. Il ne savait pas ou se trouvait le « joyeux Q.C.M ». Comment faire ? Il tomba soudain le nez sur un badge « MR Philebroken- Videur du Q.C.M ». Cette étiquette était accroché à un homme en costume noir qui lui aussi d'ailleurs était noir mais un peu moins que le costume. L'homme en noir agitait ses lèvres depuis un moment lorsque Steve lui dit ; « C'est pas la peine, je suis sourd et muet ». L'homme en noir eu beaucoup de mal à le croire et Steve gouta au pot d'échappement d'une voiture garé à proximité. Il en ressortit plus noir que la veste de l'homme qui l'était moins que sa veste et il le suivi le plus discrètement possible malgré le bruit que faisait sa mâchoire à chacun de ses pas. L'homme noir avait disparu par une porte au coin d'une rue mais Steve pouvait encore entendait le faible bruit de ses pas derrière le mur. Il commença à creuser dans le mur avec son foreur en alliage polyméthanique, puis se résolu à toquer à la porte d'à coté sur laquelle était inscrit « au joyeux Q.C.M ». « Hum ! Je m'éloigne de mon but... », S'inquiéta-t-il. Une voix parla derrière la porte ; « mot de passe ? ». Fier d'enfin comprendre quelque chose à cette histoire il s'exclama ; « je vais m'en rappeler ! » puis il se rappela qu'il était sourd et muet et qu'il ne valait mieux pas trop parler.
Cette fois c'est un homme blanc en costume noir qui ouvrit la porte. L'homme commença à agiter les lèvres avec force. Steve lui répondit plein d'une colère froide qui le brulait « ferme la pauvre tâche ! D'abord je suis sourd et muet et je ne perds pas de temps en bavardage inutile. Mon grand-père adorait la pêche. Et moi je cherche le Big B... ». L'homme blanc avait une sacré force. Mais Steve savait encaisser et il lui dit « ouais ze zait... ze vais aller dans le pot d'ézappement... ». L'homme blanc lui envoya une seconde rafale de coup de poing. Steve dans un dernier souffle murmura « ze veut voir le Big... Boss... ».
Il reprit lentement conscience la tête coincé dans la poubelle du bureau du Big Boss tandis que sa main était restée coincé dans la porte d'entrée. Le Big Boss l'aida à se dégager à coup de rango, l'assit sur une chaise et s'installa derrière son bureau. « Alors p'tit merdeux, qui est-ce qui t'as envoyé ici ? Pourquoi tu voulais me voir ? T'as intérêt à vite parler ! »
Le boss observait Steve qui restait silencieux. Celui-ci avait l'air très concentré et semblait réfléchir intensément. Soudain il explosa de rire. Le Big Boss furieux hurla « qu'est ce qui te fait marrer ! »
« Maaaaaaa ! La super blague que j'ai trouvé ! Les initiales de Big Boss c'est BB ; Hou ! Le petit bébé ! HI ! HI ! HI ! Hi !hi !hi hi...hi...heum... heu... le petit bébé, non ? C'est pas marrant ? Le petit bébé ! ahahah... »
Le Big Boss le regarda, effondré, puis se prit la tête dans les mains et murmura « oh mon dieu... ». Steve un peu moins fier de son calembour lui dit penaud ; « s'cusez moi m'sieur, je suis sourd et muet. S.A.M, ça s'prononce sourd et muet ». Puis il alla se coincé la tête dans la corbeille. B-B lui donna un coup de main puis le fit passer par la fenêtre. Malheureusement la vitre était blindée. Le Big Boss, honteux et ridicule, ouvrir la fenêtre puis y fit passer Steve la tête la première. Pour s'occuper en descendant, Steve compta les étages. Il s'emmêla les pinceaux vers le 43eme car il allait vite. Il continuait à chuter lorsqu'il aperçut un camion benne qui s'arrêta en bas en dessous de lui. Steve se dit « Dieu, si ce camion et plein de matelas je jure que j'achèterais des matelas toute ma vie ! ». L'impact eu lieu. Steve n'acheta plus jamais un clou.
Il se hissa hors de la benne, en grimaçant de douleur. Il tituba jusqu'à une cabine téléphonique et demanda une pièce à un passant qui lui répondit « désolé, j'ai pas un clou ». Là s'en était trop, Steve ne supportait pas qu'on se foute de lui ; il lui vola son argent et le jeta dans le camion benne. Le passant en ressortit et Steve lui fit découvrir à quel point Pat avait souffert. Le passant faisait semblant de souffrir car le pot d'échappement du camion faisait 60 cm de large par contre Steve fut sincère lorsque le camion fit marche arrière. Steve essaya en vain de se dégager lorsqu'il entendit le chauffeur claqué la portière et lancer au commerçant d'en face « vous en faites pas j'en ai que pour une heure ! ». Steve décida de patienter. Il chanta des airs scouts pour passer le temps. Ce qui l'agaça fortement c'est le chien qui vint uriner sur la roue. Une fois l'heure passée et le camion reparti, Steve se mit au milieu de la chaussée pour arrêter la circulation et réquisitionner un véhicule. Il attendit longtemps, l'insigne à la main, mais aucune voiture ne se montra. Puis un passant lui appris que c'était un zone piétonne.
Steve soupira, abaissa le bras et se fit percuté par une bagnole. Ce passant était un sacré farceur. Une fois relevé Steve couru le plus vite possible et finit par rattraper le passant qui était à moins de dix mètres (Steve avait mal). « U é ien outu de a eule ! » jura-t-il. Il recracha l'essuie-glace et reprit ; « tu t'es bien foutu de ma gueule ! ». Le passant lui répondit d'une voix atterré : « vous avez déjà vu une rue piétonne avec des trottoir ? ». Steve resta muet quand soudain il aperçut le badge sur la chemise du passant « terroriste Q.C.M- les plus discrets, les moins cher ». « J'ai oublié » rétorqua Steve.
-« Ah ! Je vois que vous n'êtes pas un passant comme les autres... je vous avais sous estimé » dit le terroriste.
-« Je veux revoir le Big Boss »
-« Nooaooon, c'est pas la peine, tu fais pas le poids »
-« Encore heureux, avec mes 1m12 si je faisais son poids je serais énorme »
-« Écoute je fais te faire une confidence parcequ'on commence à se connaitre. Je suis en fait un espion à la solde de B.B et je suis à la recherche d'un tueur à gage fou dangereux du nom de... STEVE LE SOURD ET MUET ! »
-« Eh bien tu l'a devant toi ! »
-« Ha Ha Ha»
-« Quoi ha ha ha? »
-« Sourd et muet »
-« Oui certes... c'est un peu dur à expliquer... en fait... »
-« Te fatigue pas mec, ça marche pas. En plus Steve le sourd et muet c'est un balèze, il a un entrainement de fakir »
-« ... Dis, ou est-ce que je peux revoir le grand patron ? »
-« Qui ça ? »
-« Le big boss »
-« Ah ! Le super chef. Mais t'es fou ! Le Big Boss est super recherché par la police et par des espions invisibles genres Steve, que personne ne connait, ni n'a vu ! »
-« Ouais mais c'est juste pour le voir »
-« Ah si c'est pour le voir alors... tu le trouvera au casino de la ville. Allez ciao ! Et la prochaine fois marche sur les trottoirs ! »
Steve lui dit adieu et reprit son chemin sur le trottoir. Une moto le faucha.
Il faucha à son tour la moto est fonça droit vers le casino. Après un bon quart d'heure de slalom entre les voitures du périphérique et après un mauvais quart d'heure à s'expliquer pour l'éraflure qu'il avait faite à une BMW dont le conducteur était ceinture noire de karaté, il arriva au casino. Il descendit de sa moto, entra dans le casino et repéra de suite un colosse d'à peu prés 7 ou 8 m3. À coté de lui se trouvait B.B. Steve s'apprêtait à sauter sur le colosse quand il vit que celui-ci était armé d'un pot d'échappement ce qui le fit hésiter. B.B le reconnut à cet instant et hurla « Maillekeul ! C'est lui le sourd et muet, attrape le ! ». Maillekeul regarda son boss puis regarda Steve qui chantonnait innocemment. Maillekeul démissionna. C'est à ce moment précis que Steve dégaina son 9mm. Il se dirigea calmement vers B.B qui tremblait de peur. Steve commença un discours ; « vous êtes mort Big Boss... S.A.M. ça s'prononce mort. Vous avez tué Pat, mon meilleur ami, copain et camarade préféré. En plus c'était un collègue de travail. Donc d'une pierre quatre coups, vous m'avez amputé de mon bras droit ! Je suis Steve LE SOURD ET MUET et je suis revenu pour venger Pat ! Et aussi et surtout pour démanteler le groupe Q.C.M que vous avez fondé ». Big Boss lui dit ; « Pa-as besoin de s'é-énerver... je vais tout t'expliquer » et il lui tendit une brochure publicitaire sur le fonctionnement du Q.C.M. Steve répondit « te fatigue pas mec, je suis sourd et muet de naissance et j'ai jamais appris à lire alors tu t'explique en causant ! ».
Steve savourait ce moment historique car le Q.C.M avait mobilisé les services secrets du monde entier depuis plusieurs années sans aucun résultat et désormais plus rien ne l'empêcherait d'avoir par B.B des renseignements cruciaux pour l'équilibre du monde. Et tout ça grâce à lui.
Steve regretta longtemps le coup de feu qui partit tout seul. Il avait au moins démantelé la tête du Big Boss qu'on appela par la suite Boss tout court. Mais cela ne suffit pas aux patrons de Steve qui pour le remercier l'envoyèrent sur une autre mission. Depuis maintenant plusieurs années Steve travaille à infiltrer une organisation très secrète : l'A.N.P.E.
FIN
Villeneuve-lès-Avignon, 1995
Publié par argonautes à 09:53:57 dans Steve, l'espion sourd-muet | Commentaires (1) | Permaliens
Amassé au pied du château fort, une armée de 10 000 hommes attendait de donner l'assaut. Dans sa tente le Général Malamut était censé fignoler la tactique de bataille. L'attente se faisant fort longue le capitaine Bérénin fini par entrer dans la tente. Le général, tête appuyé sur le plan du château, ronflait bruyamment. Bérénin un peu surpris murmura :
« Général ? Hum, hum... général ?... GENERAL ! »
« Hein ! Quoi ? Qu'essiss passe ? On a gagné ? »
« Général ! Vous... dormiez ? »
« Hein quoi ? Ah non... pas du tout ! J'étais en train de... euh... de... de faire une expérience d'hypnose sur moi-même en vue d'endormir l'ennemi. Voilà, c'est ça ! »
« Et ça marche ? »
« Oui j'ai bien récupéré... euh non ! Je veux dire... c'est trop dangereux, l'hypnose peut se retourner contre nous !
« Je vois, je vois... mon général je venais vous dire que nous attendons votre signal, nous sommes prêts ».
Malamut passa ses troupes en revue et entama son discours devenu désormais un classique :
« Mes amis, nous allons enfin détruire nos ennemis jurés. Je viens de finir d'élaborer la tactique de bataille (il évita le regard de Bérénin). Et ce plan est infaillible ! »
« Quel est-il ? », cria un soldat curieux.
Le général, soudain mal à l'aise, bégaya « il s'agit de...que...la guerre...... armes.... », Puis soudain hors de lui « qu'on m'enferme cet insolent, on le pendra dès l'aube ! Je suis le général et je tiens à faire régner le respect ! Car sans respect l'art militaire se résume à la... le... au... ENFERMEZ-LE ! VITE ! ». Et l'armée se mit en marche.
Une fois aux portes du château le General reprit la parole :
« Soldat ! Nous allons gagner cette guerre et pour cela nous allons nous battre !
Si c'est nous qui sommes tué... on aura perdu !
Si c'est nous qui tuons les autres... on aura gagné !
Si nous rentrons chez nous il n'y aura pas de guerre !
Si nous nous rendons... la guerre sera finie sans qu'il y ai de mort ! C'est ça que vous voulez !
Si nous faisons match nul nous recommencerons !
Si vous me demandez mon plan vous êtes mort !
Si vous dégainez votre épée... elle sera plus coupante que si vous la laissait dans le fourreau !
Et enfin, si vous ne comprenez pas ou je veux en venir demandez à votre voisin ! »
Tous les soldats se concertèrent.
Un soldat demanda au général : « mon général, et si on rentrait chez nous, comme ça pas de morts et on recommencera une autre fois ? »
Le Général le regarda attentivement, eu l'air absent puis tendit au soldat une missive en lui disant ; « Tu me donnes des conseils ? Alors c'est toi qui ira leur lire la déclaration de guerre ».Le soldat, penaud, parti au château.
Là-bas on l'accueilli chaleureusement et il fut même reçu par le roi en personne. Le roi lui demanda de quoi il s'agissait et il affirma qu'il apporterait son soutien au général si celui-ci le souhaitait. Le soldat lu ; « Cher Francis, je me permets de te demander si moi et mon armée pouvons passer la nuit chez toi dans la forteresse avant de reprendre la route demain matin. Malamut ». Le roi donna son accord et les soldats purent dormir au chaud. Le lendemain ils partirent comme convenu et attaquèrent par surprise vers 16h.
Le roi surpris organisa la défense en urgence. Sur les remparts les soldats discutaient ;
« Ça baigne ? »
« ouaip, ça baigne dans l'huile », dit le soldat occupé à l'huile.
« Une marmite pour le créneau treize ».
Un soldat équipé d'une lance à eau était occupé à éteindre les flèches enflammées avant quelles ne touchent la réserve de poudre. On l'entendit dire « Zut alors ! » et une vingtaine d'homme sautèrent dans les cieux tandis que le rempart ouest s'écroula sur l'armée du général.
3000 hommes périrent dans l'accident et le rempart ouest n'existait plus. Le général hurla à ses hommes : « repliez-vous !!! Le rempart était piégé ! On va attaquer par le sud !!! ». Un soldat avança timidement : « Mais général... si on profitait de cette énorme brèche pour entrer dans le château ? ». Le soldat fut condamné pour son insolence à réparer la brèche. Toute l'armée se déporta sur le rempart sud.
Dans son château le roi Francis avait du mal à suivre la tactique de Malamut. Il comprit encore moins lorsqu'il vit arriver un soldat ennemi qui demanda la permission de prendre des blocs de pierres et du ciment pour réparer le rempart.
Pendant se temps Malamut ordonnait le déploiement des catapultes pour bombarder de rochers la citée ennemis. Le premier rocher parti trop loin et ne fit qu'un mort ; un ouvrier qui travaillait sur le rempart Ouest. Le General fou furieux régla lui-même une double catapulte mais il du trop réduire la portée de tir car les deux rochers partirent à la verticale, l'un détruisant la catapulte, l'autre faisant trois morts. Les moral de troupes commençait à baisser et le général les remotiva : « Allez un peu de nerf ! Si vous continuez comme ça on est tous mort.... Blablabla...le plus dur reste à faire...m'étonnerais qu'on y arrive avec des bras-cassés comme vous...blabla... CHARGES !!! »
Les soldats, très dévoués, chargèrent contre le mur pour lui faire plaisir mais une fois au pied du rempart ils durent se tourner vers lui pour lui demander ce qu'il fallait faire maintenant, oubliant qu'il est déconseillé de rester au pied d'un rempart en pleine bataille dans un pays ou l'on a découvert l'huile depuis des siècles et le feu encore plus. C'est acte de bonne volonté se solda par 15 morts. Le général resta calme : « ESPECE D'ABRUTIS !!! Qu'est-ce qu'on fait quand y a un mur qui gène ? On le grimpe ou on le casse !!! Et après qu'est-ce qu'on fait ? »
Un petit malin répondit : « on le reconstruit ? ». Il fut attaché sur une catapulte, pour une fois bien réglée, et s'écrasa sur les remparts.
On tira de nouveau des flèches enflammées et des feux partirent dans l'enceinte du château. On pouvait entendre les soldats sur les remparts ;
« Oh ! Dites donc, ça chauffe en bas ! »
« C'est bon pour l'huile ».
Les soldats du roi eurent l'idée de jeter des tonneaux d'alcool sur les archers lanceur de flammes et des étoiles filantes vivantes se dispersèrent dans la plaine en zigzag. Bérénin qui regardait la bataille sur son transat commençait à ne trouvait ça plus drôle du tout. Il quitta son transat (qui l'instant d'après fut détruit par un rocher catapulté par son camps) et alla trouver le général. Celui-ci persistait à vouloir régler lui-même les catapultes, au grand soulagement des ennemis.
« Général ! »
« Quoi je gère mal !! Qui a dit ça ? »
« Un ennemi là-bas...je viens vous trouver pour vous suggérer d'attaquer par la brèche du mur Ouest. Comme ça plus d'huile, plus de mur, et surtout plus de catapulte... »
« Vous déraillez Bérénin ? Ils ne nous ont même pas encore catapultés. »
« ...je supposais simplement...un avenir proche... »
« Ah ! J'aime mieux ça. Pour en revenir à votre idée, elle est ridicule. Comme je l'ai déjà dit l'endroit est piégé. C'est truffé d'explosif ! »
« Je songeais plutôt à une réserve de poudre qui aurait sauté ».
« Ttt !ttt !ttt ! Bérénin, attention à la catapulte... »
« Bon, je retourne sur mon transat... »
« C'est ça, c'est ça... mais ? (voyant le transat) ça vous prend souvent d'installer votre transat sous un rocher ?? »
Peu de temps après le Général réuni ses troupes. « J'ai eu une idée géniale !». Le soldat qui murmura « c'est bien la première fois » servit aux réglages des catapultes. « Nous allons attaquer le château par la brèche du coté ouest, comme ça pas d'huile, pas de mur, et surtout pas de catapultes !!! ». Beaucoup de soldat ne saisirent pas très bien la dernière allusion. Ceux qui avaient été estropié par un bloc en revanche la trouvèrent très drôle.
Ils arrivèrent en masse à la brèche, laquelle avait été considérablement réduite, le soldat punis ayant fait du bon boulot. Il restait néanmoins une ouverture de quelques mètres de large. Malamut hurla « Chargez !!! » et les hommes chargèrent tous ensemble, des milliers d'hommes se précipitant dans la brèche. On dénombra 313 morts, étouffés et piétinés dans le passage étroit. Une fois à l'intérieur les hommes perdirent momentanément espoir en voyant des rochers s'écraser sur eux. De l'autre coté Malamut avait enfin réussi à régler les catapultes.
Soudain la pluie de rocher cessa aussi soudainement quelle avait commencé. Les soldats comprirent qui avait convaincu le General d'arrêter d'utiliser les catapultes en voyant Bérénin survoler la ville à une vitesse impressionnante avant de s'enfoncer dans un énorme tas de foin. Il s'épousseta, remercia dieu, puis l'insulta quand il vit tomber autour de lui quelques flèches enflammées. Il comprit mieux l'expression « bruler comme un feu de paille » et courut s'éteindre dans un abreuvoir que malheureusement les soldats avaient rempli d'alcool pour asperger les archers de Malamut. Bérénin, torche humaine, courait dans tous les sens, enflammant les chaumières du château, sous l'œil des soldats impressionné par tant de patriotisme. Il finit par s'éteindre sous un rocher envoyé par Malamut. Mais Bérénin, très résistant, s'en tira.
Malamut venait juste d'arriver d'entrer dans le château ;
« Alors Bérénin, ou en sommes-nous ? »
« Mon vénéral, nous afons détruit plus de 80 pourfent de leur chaumières. Fé la panique, nous afons l'avantave et veu fouffre ».
Le général dit « nous avons gagné une victoire mais la guerre ». Un soldat ne put réprimer un sourire, ni un fou rire. Il servi à allumer une chaumière. Lorsque ses hurlements cessèrent Bérénin dit à son général ;
« Le roi se cache on ne sait ou. Peut-être les prisonniers le savent-ils ? »
« Non ! Et de toutes façon ils ne parleraient pas ».
« Peut-être qu'assis sur une catapulte leur langue se dénouerait ? »
« J'ai une idée !!! »
Et Malamut s'amusa avec les prisonniers qui, bien qu'apparemment ne sachant pas ou était le roi, furent projeté ficelés sur des rochers. Le dernier d'entre eux se souvint subitement ou le roi se cachait et il parla, ce qui ne l'empêcha pas d'aller s'écraser sur le rempart (à 3 mètres de la catapulte).
Le roi était donc dans sa chambre depuis le début. Mais son toit étant en chaumière, son plancher en bois et sa cave rempli de vin il en était sorti après avoir vu par la fenêtre Bérénin en flamme. A présent il était dans la cour entouré d'une dernière escouade de soldats. Malamut l'encercla avec ses troupes et des catapultes chargées.
« Alors Francis ! Tu as été surpris pas notre attaque surprise ! Hein ? Avoue ! »
« Oui, surtout après que tu ai passé la nuit ici »
Les soldats de Francis pouffèrent de rire.
« Ouais c'est ça, rigole ! En tout cas c'est moi qu'est gagné la victoire cette fois-ci ! »
« Je te remercie d'avoir utilisé tes catapultes ! ». Les soldats pouffèrent.
« Riez ! De toute façon on vous tuera tous !! ». Les soldats pouffèrent encore.
Malamut fou de rage ordonna à ses archers de tirer. Les soldats de Francis ne riaient plus. Ils s'effondrèrent ainsi que le roi. Malamut hurla haut victoire, ses soldats hurlèrent aussi (mais plus de peur), et il les remercia « merci, merci, mais je n'y suis que pour peu et... ».
Un soldat ennemi qui avait rampé derrière lui allait le poignarder mais les archers furent plus rapide et lui décochèrent une volée de flèches. Le soldat s'effondra raide mort. Seulement quelques archers avaient manqués de précision et le général s'effondra aussi, transpercé d'une douzaine de flèches.
Ainsi mourut Malamut, un grand général de l'Histoire. Bérénin fut appelé par le mourant qui lui souffla ces derniers mots : « je te confie... arg ... mes... catapultes... et...arg....mon rang... adieu... ARG ! »
« Comptez sur moi général ! Du moins pour le rang ».
Bérénin se redressa, les soldats l'acclamèrent et le proclamèrent nouveau général. Bérénin pour prouver qu'il serait un bon chef, fit détruire toutes les catapultes sauf une, destiné à un mémorial pour Malamut. Puis il remarqua parmi les vaincus une magnifique jeune femme qui nettoyer les tâches des sangs des soldats. Et c'est ainsi que Bérénin épousa Juliette, arrière petite-fille de Roméo pour une grande vie sans tâches...
Fin
Villeneuve-lès-Avignon, 1996
Publié par argonautes à 13:38:57 dans Malamut | Commentaires (0) | Permaliens
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