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Space Hérésie

Contes et Récits Farfelus des Argonautes de l'Espace

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Ce blog présente les élucubrations de deux amis d'enfance. Contes et légendes farfelus, écris à deux mains, de l'espace ou d'ailleurs.

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Malamut | 22 janvier 2007

Amassé au pied du château fort, une armée de 10 000 hommes attendait de donner l'assaut. Dans sa tente le Général Malamut était censé fignoler la tactique de bataille. L'attente se faisant fort longue le capitaine Bérénin fini par entrer dans la tente. Le général, tête appuyé sur le plan du château, ronflait bruyamment. Bérénin un peu surpris murmura :
« Général ? Hum, hum... général ?... GENERAL ! »
« Hein ! Quoi ? Qu'essiss passe ? On a gagné ? »
« Général ! Vous... dormiez ? »
« Hein quoi ? Ah non... pas du tout ! J'étais en train de... euh... de... de faire une expérience d'hypnose sur moi-même en vue d'endormir l'ennemi. Voilà, c'est ça ! »
« Et ça marche ? »
« Oui j'ai bien récupéré... euh non ! Je veux dire... c'est trop dangereux, l'hypnose peut se retourner contre nous !
« Je vois, je vois...
mon général je venais vous dire que nous attendons votre signal, nous sommes prêts ».
Malamut passa ses troupes en revue et entama son discours devenu désormais un classique :
« Mes amis, nous allons enfin détruire nos ennemis jurés. Je viens de finir d'élaborer la tactique de bataille (il évita le regard de Bérénin). Et ce plan est infaillible ! »
« Quel est-il ? », cria un soldat curieux.
Le général, soudain mal à l'aise, bégaya « il s'agit de...que...la guerre...... armes.... », Puis soudain hors de lui « qu'on m'enferme cet insolent, on le pendra dès l'aube ! Je suis le général et je tiens à faire régner le respect ! Car sans respect l'art militaire se résume à la... le... au... ENFERMEZ-LE ! VITE ! ». Et l'armée se mit en marche.

Une fois aux portes du château le General reprit la parole :
« Soldat ! Nous allons gagner cette guerre et pour cela nous allons nous battre !
Si c'est nous qui sommes tué... on aura perdu !
Si c'est nous qui tuons les autres... on aura gagné !
Si nous rentrons chez nous il n'y aura pas de guerre !
Si nous nous rendons... la guerre sera finie sans qu'il y ai de mort ! C'est ça que vous voulez !
Si nous faisons match nul nous recommencerons !
Si vous me demandez mon plan vous êtes mort !
Si vous dégainez votre épée... elle sera plus coupante que si vous la laissait dans le fourreau !
Et enfin, si vous ne comprenez pas ou je veux en venir demandez à votre voisin ! »
Tous les soldats se concertèrent.
Un soldat demanda au général : « mon général, et si on rentrait chez nous, comme ça pas de morts et on recommencera une autre fois ? »
Le Général le regarda attentivement, eu l'air absent puis tendit au soldat une missive en lui disant ; « Tu me donnes des conseils ? Alors c'est toi qui ira leur lire la déclaration de guerre ».Le soldat, penaud, parti au château.

Là-bas on l'accueilli chaleureusement et il fut même reçu par le roi en personne. Le roi lui demanda de quoi il s'agissait et il affirma qu'il apporterait son soutien au général si celui-ci le souhaitait. Le soldat lu ; « Cher Francis, je me permets de te demander si moi et mon armée pouvons passer la nuit chez toi dans la forteresse avant de reprendre la route demain matin. Malamut ». Le roi donna son accord et les soldats purent dormir au chaud. Le lendemain ils partirent comme convenu et attaquèrent par surprise vers 16h.

Le roi surpris organisa la défense en urgence. Sur les remparts les soldats discutaient ;
« Ça baigne ? »
« ouaip, ça baigne dans l'huile », dit le soldat occupé à l'huile.
« Une marmite pour le créneau treize ».
Un soldat équipé d'une lance à eau était occupé à éteindre les flèches enflammées avant quelles ne touchent la réserve de poudre. On l'entendit dire « Zut alors ! » et une vingtaine d'homme sautèrent dans les cieux tandis que le rempart ouest s'écroula sur l'armée du général.

3000 hommes périrent dans l'accident et le rempart ouest n'existait plus. Le général hurla à ses hommes : « repliez-vous !!! Le rempart  était piégé ! On va attaquer par le sud !!! ». Un soldat avança timidement : « Mais général... si on profitait de cette énorme brèche pour entrer dans le château ? ». Le soldat fut condamné pour son insolence à réparer la brèche. Toute l'armée se déporta sur le rempart sud.
Dans son château le roi Francis avait du mal à suivre la tactique de Malamut. Il comprit encore moins lorsqu'il vit arriver un soldat ennemi qui demanda la permission de prendre des blocs de pierres et du ciment pour réparer le rempart.

Pendant se temps Malamut ordonnait le déploiement des catapultes pour bombarder de rochers la citée ennemis. Le premier rocher parti trop loin et ne fit qu'un mort ; un ouvrier qui travaillait sur le rempart Ouest. Le General fou furieux régla lui-même une double catapulte mais il du trop réduire la portée de tir car les deux rochers partirent à la verticale, l'un détruisant la catapulte, l'autre faisant trois morts. Les moral de troupes commençait à baisser et le général les remotiva : « Allez un peu de nerf ! Si vous continuez comme ça on est tous mort.... Blablabla...le plus dur reste à faire...m'étonnerais qu'on y arrive avec des bras-cassés comme vous...blabla... CHARGES !!! »
Les soldats, très dévoués, chargèrent
contre le mur pour lui faire plaisir mais une fois au pied du rempart ils durent se tourner vers lui pour lui demander ce qu'il fallait faire maintenant, oubliant qu'il est déconseillé de rester au pied d'un rempart en pleine bataille dans un pays ou l'on a découvert l'huile depuis des siècles et le feu encore plus. C'est acte de bonne volonté se solda par 15 morts. Le général resta calme : « ESPECE D'ABRUTIS !!! Qu'est-ce qu'on fait quand y a un mur qui gène ? On le grimpe ou on le casse !!! Et après qu'est-ce qu'on fait ? »
Un petit malin répondit : « on le reconstruit ? ». Il fut attaché sur une catapulte, pour une fois bien réglée, et s'écrasa sur les remparts.

On tira de nouveau des flèches enflammées et des feux partirent dans l'enceinte du château. On pouvait entendre les soldats sur les remparts ;
« Oh ! Dites donc, ça chauffe en bas ! »
« C'est bon pour l'huile ».
Les soldats du roi eurent l'idée de jeter des tonneaux d'alcool sur les archers lanceur de flammes et des étoiles filantes vivantes se dispersèrent dans la plaine en zigzag.
Bérénin qui regardait la bataille sur son transat commençait à ne trouvait ça plus drôle du tout. Il quitta son transat (qui l'instant d'après fut détruit par un rocher catapulté par son camps) et alla trouver le général. Celui-ci persistait à vouloir régler lui-même les catapultes, au grand soulagement des ennemis.
« Général ! »
« Quoi je gère mal !! Qui a dit ça ? »
« Un ennemi là-bas...je viens vous trouver pour vous suggérer d'attaquer par la brèche du mur Ouest. Comme ça plus d'huile, plus de mur, et surtout plus de catapulte... »
« Vous déraillez Bérénin ? Ils ne nous ont même pas encore catapultés. »
« ...je supposais simplement...un avenir proche... »
« Ah ! J'aime mieux ça. Pour en revenir à votre idée, elle est ridicule. Comme je l'ai déjà dit l'endroit est piégé. C'est truffé d'explosif ! »
« Je songeais plutôt à une réserve de poudre qui aurait sauté ».
« Ttt !ttt !ttt ! Bérénin, attention à la catapulte... »
« Bon, je retourne sur mon transat... »
« C'est ça, c'est ça... mais ? (voyant le transat) ça vous prend souvent d'installer votre transat sous un rocher ?? »

Peu de temps après le Général réuni ses troupes. « J'ai eu une idée géniale !». Le soldat qui murmura « c'est bien la première fois » servit aux réglages des catapultes. « Nous allons attaquer le château par la brèche du coté ouest, comme ça pas d'huile, pas de mur, et surtout pas de catapultes !!! ». Beaucoup de soldat ne saisirent pas très bien la dernière allusion. Ceux qui avaient été estropié par un bloc en revanche la trouvèrent très drôle.
Ils arrivèrent en masse à la brèche, laquelle avait été considérablement réduite, le soldat punis ayant fait du bon boulot. Il restait néanmoins une ouverture de quelques mètres de large. Malamut hurla « Chargez !!! » et les hommes chargèrent tous ensemble, des milliers d'hommes se précipitant dans la brèche. On dénombra 313 morts, étouffés et piétinés dans le passage étroit. Une fois à l'intérieur les hommes perdirent momentanément espoir en voyant des rochers s'écraser sur eux. De l'autre coté Malamut avait enfin réussi à régler les catapultes.
Soudain la pluie de rocher cessa aussi soudainement quelle avait commencé. Les soldats comprirent qui avait convaincu le General d'arrêter d'utiliser les catapultes en voyant Bérénin survoler la ville à une vitesse impressionnante avant de s'enfoncer dans un énorme tas de foin. Il s'épousseta, remercia dieu, puis l'insulta quand il vit tomber autour de lui quelques flèches enflammées. Il comprit mieux l'expression « bruler comme un feu de paille » et courut s'éteindre dans un abreuvoir
que malheureusement les soldats avaient rempli d'alcool pour asperger les archers de Malamut. Bérénin, torche humaine, courait dans tous les sens, enflammant les chaumières du château, sous l'œil des soldats impressionné par tant de patriotisme. Il finit par s'éteindre sous un rocher envoyé par Malamut. Mais Bérénin, très résistant, s'en tira.
Malamut venait juste d'arriver d'entrer dans le château ;
« Alors Bérénin, ou en sommes-nous ? »
« Mon vénéral, nous afons détruit plus de 80 pourfent de leur chaumières. Fé la panique, nous afons l'avantave et veu fouffre ».
Le général dit « nous avons gagné une victoire mais la guerre ». Un soldat ne put réprimer un sourire, ni un fou rire. Il servi à allumer une chaumière. Lorsque ses hurlements cessèrent Bérénin dit à son général ;
« Le roi se cache on ne sait ou. Peut-être les prisonniers le savent-ils ? »
« Non ! Et de toutes façon ils ne parleraient pas ».
« Peut-être qu'assis sur une catapulte leur langue se dénouerait ? »
« J'ai une idée !!! »
Et Malamut s'amusa avec les prisonniers qui, bien qu'apparemment ne sachant pas ou était le roi, furent projeté ficelés sur des rochers. Le dernier d'entre eux se souvint subitement ou le roi se cachait et il parla, ce qui ne l'empêcha pas d'aller s'écraser sur le rempart (à 3 mètres de la catapulte).
Le roi était donc dans sa chambre depuis le début. Mais son toit étant en chaumière, son plancher en bois et sa cave rempli de vin
il en était sorti après avoir vu par la fenêtre Bérénin en flamme. A présent il était dans la cour entouré d'une dernière escouade de soldats. Malamut l'encercla avec ses troupes et des catapultes chargées.
« Alors Francis ! Tu as été surpris pas notre attaque surprise ! Hein ? Avoue ! »
« Oui, surtout après que tu ai passé la nuit ici »
Les soldats de Francis pouffèrent de rire.
« Ouais c'est ça, rigole ! En tout cas c'est moi qu'est gagné la victoire cette fois-ci ! »
« Je te remercie d'avoir utilisé tes catapultes ! ». Les soldats pouffèrent.
« Riez ! De toute façon on vous tuera tous !! ». Les soldats pouffèrent encore.
Malamut fou de rage ordonna à ses archers de tirer. Les soldats de Francis ne riaient plus. Ils s'effondrèrent ainsi que le roi.
Malamut hurla haut victoire, ses soldats hurlèrent aussi (mais plus de peur), et il les remercia « merci, merci, mais je n'y suis que pour peu et... ». 
Un soldat ennemi qui avait rampé derrière lui allait le poignarder mais les archers furent plus rapide et lui décochèrent une volée de flèches. Le soldat s'effondra raide mort. Seulement quelques archers avaient manqués de précision et le général s'effondra aussi, transpercé d'une douzaine de flèches.
Ainsi mourut Malamut, un grand général de l'Histoire. Bérénin fut appelé par le mourant qui lui souffla ces derniers mots : « je te confie... arg ... mes... catapultes... et...arg....mon rang... adieu... ARG ! »
« Comptez sur moi général ! Du moins pour le rang ».
Bérénin se redressa, les soldats l'acclamèrent et le proclamèrent nouveau général. Bérénin pour prouver qu'il serait un bon chef, fit détruire toutes les catapultes sauf une, destiné à un mémorial pour Malamut. Puis il remarqua parmi les vaincus une magnifique jeune femme qui nettoyer les tâches des sangs des soldats. Et c'est ainsi que Bérénin épousa Juliette, arrière petite-fille de Roméo pour une grande vie sans tâches...




 



Fin
Villeneuve-lès-Avignon, 1996






 

Publié par argonautes à 13:38:57 dans Malamut | Commentaires (0) |

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